À 20 ans, il avait lancé son agence avec son père

JULIE SCHYNS

mercredi 23 mai 2012, 12:36

David Blondeel est le gérant de l'agence immobilière de l'Aiglon, située en plein centre de Louvain-la-Neuve. Une agence qu'il a créée en 1989, avec son père.

À 20 ans, il avait lancé son agence avec son père

David Blondeel Photo : DR

« Déjà tout petit, je savais que l'immobilier était ma voie, assure-t-il. Il y a deux facteurs qui ont été déterminants : mon père était agent immobilier, j'ai été plongé dedans depuis toujours. Puis j'avais envie d'entrer de suite dans la vie active, d'être en contact avec les gens et d'allier ça avec le commerce. »

C'est donc tout naturellement qu'il suit une formation de chef d'entreprise en cours du soir, orientée vers l'immobilier. En parallèle, le jeune homme ne perd pas de temps. Agé de 20 ans à peine et stagiaire à l'époque, il lance, avec son père, une agence à Bruxelles. « Travailler avec mon père avait des avantages, notamment une certaine protection par rapport au boulot. On avait beaucoup de complicité. Le revers de la médaille, c'est qu'on parlait travail matin, midi et soir. Mais on avait chacun nos spécialités, nos dossiers, on suivait chacun notre route, raconte-t-il. On a eu de la chance de créer l'agence à deux. À l'époque, on pouvait le faire avec un bureau, une voiture et une machine à écrire. Mais ce n'est pas simple de lancer une agence, il faut trouver le lieu, ses clients. Au départ, les dossiers arrivent grâce au bouche à oreille. Des gens venaient nous trouver sur le bord d'un terrain de foot le week-end en disant qu'ils aimeraient vendre un bien… Puis, on tournait, à gauche, à droite, dès qu'on voyait une affiche, on appelait, on se faisait parfois remballer 9 fois et à la dixième ça marchait ! » Après avoir obtenu son agréation, David Blondeel complète son cursus avec une formation en technologie du bâtiment, pour « mettre une corde de plus à son arc ».

Seul aux commandes depuis 2001

En 2001, son père quitte l'agence pour d'autres projets, David Blondeel reprend les rênes : « Je connaissais le métier par cœur, ça m'a donné un coup de fouet pour redynamiser l'agence. » Entre-temps, cette dernière avait pris ses quartiers au cœur de la ville de Louvain-la-Neuve : « On nous en parlait comme la ville du futur. Ici, on est baigné dans un monde de jeunes, on gère beaucoup de locations estudiantines. C'est un univers particulier, il se passe toujours quelque chose à Louvain-la-Neuve, j'aurais énormément de mal à ne plus y travailler. »

Aujourd'hui, à 43 ans, David Blondeel se dit épanoui : « C'est un métier de fou. Sur une journée, on fait plein de choses différentes. Quand on doit faire face à une inondation dans un immeuble le vendredi à 23 h, on se demande pourquoi on fait ce travail. Mais je me suis souvent éveillé en me demandant ce que j'aurais pu faire d'autres : je n'ai jamais trouvé… »