« Depuis l'école primaire, je veux être architecte »

JULIE SCHYNS

mercredi 27 juin 2012, 12:47

Architecte depuis six ans, Malika de Hemptinne est tombée très jeune dans cet univers passionnant. Elle s'est associée avec Olivier Hannaert pour fonder le bureau AS-Built.

« Depuis l'école primaire, je veux être architecte »

Malika de Hemptinne Photo : DR

« Quand j'étais enfant, vers la 5e année primaire, ma maman avait un compagnon architecte, raconte-t-elle. J'étais dans ses bureaux, j'ai pris goût aux créations de maquettes. J'ai commencé à faire des petits dessins, du modélisme. On avait également une pièce avec un grand train électrique, il y avait des maisons, des montagnes… Ma maman travaillait dans l'immobilier, ça a sûrement joué aussi. Puis je ne me sentais pas faite pour des études trop théoriques, j'étais plus dans une optique pratique. Depuis la sixième primaire, je sais que je veux être architecte. À l'école secondaire, les professeurs essayaient de me diriger déjà vers une formation spécifique, mais on n'a pas voulu car on ne sait jamais ce qui peut arriver… »

Sa formation, Malika De Hemptinne choisit de la réaliser sur les bancs de l'Institut Victor Horta, une école qui lui convient bien sur le plan conceptuel et créatif : « Les enseignants laissaient libre cours à notre imagination. Dans la vie professionnelle, ce n'est pas la même chose, il y a des impératifs urbanistiques, des budgets à respecter… Ça ne me déplaît pas mais à l'école, on nous a permis de faire exploser les cadres et de développer notre créativité. » La jeune femme entame ensuite son stage chez Olivier Hannaert. Le courant passe bien entre les deux architectes, à tel point qu'ils s'associent pour créer AS-Built en 2008.

Malika de Hemptinne participe à la réalisation de l'Hôtel Vintage à Bruxelles, de magasins, de maisons privées… « Ce que j'aime avec le commercial, c'est que ça va très vite. En trois mois, un magasin est réalisé, contrairement aux habitations privées. Dans ce cas, il faut entre 6 mois et un an et quand on réalise les premiers dessins, on est déjà impatients de voir ce que ça va donner. Mais c'est normal, une maison, c'est le projet de toute une vie. J'ai également réalisé ma propre maison. C'était gai, mais aussi très compliqué. Dans notre travail, les clients nous mettent un cadre ; ils nous fixent des limites. Mais quand on conçoit sa maison, on a du mal à s'arrêter. Je demandais à mon mari de me mettre des limites. »

En dehors de ses heures de travail, l'architecte en profite pour voyager : « J'aime trouver un hôtel sympa, découvrir des endroits intéressants sur le plan de l'architecture, du design… Mais je voyage en famille, je ne peux pas tout voir. J'aime également beaucoup les expos. A ce niveau-là, mon mari partage mes goûts, c'est plus facile », sourit-elle.