« Je suis le Rémy Bricka de l'immobilier ! »

MELANIE GEELKENS

vendredi 20 juillet 2012, 11:39

Lorsqu'il commence à parler de son métier, Pascal Vandeput devient vite intarissable. « J'aime tellement ce que je fais que, même si je ne prends pas beaucoup de congés, j'ai tout le temps l'impression d'être en vacances ! »

« Je suis le Rémy Bricka de l'immobilier ! »

Pascal Vandeput Photo : DR

Ce Bruxellois officie comme expert immobilier indépendant. Ni véritablement architecte, ni promoteur, ni concepteur. Mais un peu tout ça à la fois. « Je suis le Rémy Bricka de l'immobilier ! »

Son rôle ? Prodiguer des conseils lors de la réalisation d'immeubles à appartements afin de faire en sorte que ceux-ci se vendent au mieux par la suite, puis éventuellement se charger lui-même de la commercialisation des biens.

Un boulot qu'il exerce depuis 20 ans. Soit, au total, une intervention dans une cinquantaine de projets et pas loin de 1.200 appartements écoulés.

Tout a commencé lorsqu'il travaillait au cabinet de son père architecte. « Parmi ses gros clients, il y avait un promoteur qui avait réalisé un immeuble à Ixelles dont les 28 appartements ne se vendaient pas. Il m'a demandé de voir ce qu'il pourrait faire pour y remédier. Je lui ai conseillé d'investir assez lourdement. Bien qu'il fût serré sur le plan financier, il m'a écouté et il les a finalement tous vendus. »

Il travaille d'abord pour la société Winssinger (devenue depuis lors DTZ). Mais la firme commence progressivement à recentrer ses activités sur l'immobilier de bureau. Or, le truc de Pascal Vandeput, c'est le résidentiel. « J'aime ce côté subjectif, émotionnel, le contact privilégié que l'on a très rapidement avec l'acquéreur. »

Il décide donc de continuer en indépendant. Un statut « formidable car, comme je le dis souvent à mon épouse, il me permet d'aller chercher mes enfants à 15 heures à la sortie de l'école. Quel papa peut faire ça ? Mais en même temps, si on m'appelle à 20 heures pour faire une visite, je n'hésite pas et je saute dans ma voiture. »

Car Pascal Vandeput n'arrête jamais réellement de travailler. Surtout avec toutes ces nouvelles technologies qui permettent de rester connecté partout, tout le temps. Pas grave : il carbure à la passion. « Comme pour tous les autres hobbys que j'ai pu avoir. Le ski, la course automobile… Même si, depuis que je me suis marié et que j'ai des enfants, j'essaye de prendre un peu moins de risques. Aujourd'hui, je fais plutôt du golf… »

Et lorsqu'il a un peu de temps – ça lui arrive quand même parfois… –, ce qu'il apprécie par-dessus tout, c'est de se rendre dans la cour d'immeubles qu'il a vendus, s'asseoir sur un banc et contempler la vie dans les appartements. « Voir si les habitants du début sont toujours là, discuter avec ceux qui me reconnaissent, observer l'évolution du bâtiment… J'adore ça ! »