Participation en hausse au second tour de la primaire PS

Rédaction en ligne

dimanche 16 octobre 2011, 14:38

Les sympathisants de gauche votent depuis 9h pour choisir qui, de François Hollande ou Martine Aubry, portera les couleurs du PS lors de la présidentielle française de 2012.

Participation en hausse au second tour de la primaire PS

AFP

A 13H00, quatre heures après l’ouverture des 9.474 bureaux de vote de métropole, la participation était en hausse avec 868.879 votants sur environ deux-tiers des bureaux, contre 800.000 dimanche dernier à la même heure, a déclaré Harlem Désir, rue de Solférino. Pour le premier secrétaire du PS par intérim, l’objectif est désormais « d’aller au-delà » des 2,7 millions de votants du premier tour.

Dans la matinée, François Hollande a été le premier finaliste à voter dans son fief de Tulle. Apparu très souriant, il anticipait déjà vers 10H00 une « participation plus importante ». Il faut « une victoire nette » et « qu’il y ait le rassemblement, c’est la condition de la victoire » en 2012, a insisté le député de 57 ans, très entouré, avant de se rendre dans quatre autres bureaux de vote de Corrèze.

Une heure plus tard à Lille, arborant une veste rouge, Martine Aubry, 61 ans, s’est dite « confiante et sereine » avant de glisser son bulletin dans l’urne, appelant les Français à voter avec « leurs convictions et leur coeur ».

Devancée de près de neuf points par François Hollande au premier tour (39,17 % contre 30,42 %), elle semblait visiblement crispée. A son programme de ce « beau dimanche », marché puis déjeuner avec des amis.

Tous deux doivent ensuite rejoindre Paris pour le moment de vérité.

Le décompte des voix ne démarrera qu’à la fermeture des bureaux de l’Hexagone, à 19H00, pour un résultat final estimé vers 21H30, « dès lors que les candidats sont d’accord » pour les rendre publics, a dit à l’AFP Me Jean-Pierre Mignard, porte-parole de la Haute autorité des primaires.

Scrutin inédit en France, la primaire a connu un important succès avec notamment de fortes audiences des quatre débats télévisés, avec un pic à 5,9 millions de téléspectateurs pour le duel de l’entre-deux tours.

Cet engouement populaire a semé une belle pagaille à droite, jusqu’au sommet de l’exécutif : mardi, Nicolas Sarkozy, qui selon toute vraisemblance s’apprête à briguer un deuxième mandat, a sèchement démenti son Premier ministre, François Fillon, qui avait salué « un processus moderne », jugeant la primaire contraire à l’esprit de la Ve République.

Une primaire interminable selon l’UMP

En tout cas, « après le temps interminable de cette primaire », a réagi Jean-François Copé (UMP), « ce soir nous aurons un adversaire, et nous allons enfin vivre le temps des explications ».

Globalement, jusqu’au premier tour, les six candidats avaient réussi à éviter le piège de la division mais l’ambiance s’est ensuite gâtée : Martine Aubry a choisi l’offensive pour combler son retard, accusant son rival de représenter une « gauche molle » et « floue », au point que la Haute autorité des primaires a dû intervenir pour calmer les esprits.

Mathématiquement, M. Hollande est dans une dynamique favorable avec le soutien des quatre éliminés du 1er tour : Manuel Valls (5,63 %) et Jean-Michel Baylet (PRG, 0,64 %) mais surtout Ségolène Royal (6,95 %), son ex-compagne qui a voté à Melle (Deux-Sèvres), et le « faiseur de roi » Arnaud Montebourg (17,19 %).

La grande inconnue reste le report de voix, les électeurs de M. Montebourg, plutôt très à gauche, pourraient préférer la maire de Lille. L’intéressé a d’ailleurs affirmé, en allant voter dimanche, que « beaucoup » de ses amis voteraient Aubry.

Samedi, les deux concurrents ont observé une trêve, filant la métaphore rugbystique en pleine Coupe du monde : Mme Aubry a assuré qu’elle ferait « la fête » avec M. Hollande pour « la 3e mi-temps ». Lui a appelé à préparer dès lundi « le match principal » de la présidentielle.

(afp)