Sarkozy à Marseille : « Je ne suis pas le candidat de l’élite »

Rédaction en ligne

dimanche 19 février 2012, 18:43

Nicolas Sarkozy a démarré son premier grand meeting dimanche à Marseille en lançant qu’il était « venu parler de la France », pays que lorsqu’il était « jeune, (il a) aimé sans le savoir ».

Sarkozy à Marseille : « Je ne suis pas le candidat de l’élite »

AFP

« Je suis venu vous parler de la France (…) jeune, j’ai aimé la France, beaucoup dans ma famille venaient de loin », a déclaré le candidat à l’élection présidentielle. « J’aimais le ciel sous lequel je vivais et pourtant ce n’était pas le ciel de Marseille », a-t-il ironisé.

« J’aimais des chansons, des musiques, des livres, des villes (…) la façon tellement française de planter les arbres le long des routes », a poursuivi le président sortant.

« J’aimais une façon française de goûter la vie, au fond j’aimais la France sans le savoir, sans comprendre le prix qu’ont payé tant de générations pour nous léguer un pays qui allait devenir notre patrie », a également lancé M. Sarkozy.

Dans un autre registre, Nicolas Sarkozy a accusé son rival François Hollande, sans le nommer, de double discours sur la finance. Pour le candidat-président, le socialiste a « fait semblant d’être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ».

Lundi dans des propos au Guardian, François Hollande avait tenté de tempérer les craintes de la finance à son égard.

« La gauche a gouverné pendant 15 ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir », avait déclaré au quotidien britannique le leader socialiste.

Quelques jours auparavant, au Bourget, François Hollande avait lancé que son « seul adversaire, c’est le monde de la finance ».

Pas le candidat de l’élite

Nicolas Sarkozy a assuré à Marseille qu’il ne serait « pas le candidat d’une petite élite contre le peuple », affirmant que le référendum auquel il veut recourir notamment sur l’immigration et la formation des demandeurs d’emploi « est l’esprit même de la Ve République ».« Je veux être le candidat du peuple de France . »

Des milliers de personnes au parc Chanot

Des milliers de personnes ont convergé vers la salle du Parc Chanot, à Marseille, où Nicolas Sarkozy tient son premier grand meeting de campagne, une salle qui peut contenir jusqu’à 6.000 à 7.000 places. Un écran géant est installé à l’extérieur, dans le parc. Au total sont attendues quelque 12.000 personnes venant de la région PACA et des régions limitrophes.

Dans la foule on pouvait voir beaucoup de « jeunes populaires » agitant des drapeaux tricolores et arborant des tee-shirts blancs avec inscrit, en lettres bleues et rouges, « les jeunes avec Sarko ». Parmi les slogans entendus : « Sarkozy président » et « On va gagner ! ».

Une dizaine de ministres étaient attendus, dont le premier d’entre eux, François Fillon qui déjeune dans une pizzeria du Vieux-Port avec Nathalie Kosciuzko-Morizet, la porte-parole de la campagne.

Quelque 300 journalistes sont présents pour couvrir l’événement, le premier grand meeting de la campagne.

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, qui doit prendre la parole avec Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, avant le discours de Nicolas Sarkozy, a à la presse que « le message » que l’UMP souhaite faire passer est « rassemblement, courage et générosité ». « Depuis le début de la campagne », a-t-il aussi souligné, « François Hollande n’a pas pris une seule décision courageuse ».

(avec l’AFP)