Marine Le Pen porte plainte contre Montebourg et Pulvar

Rédaction en ligne

jeudi 01 mars 2012, 20:30

La leader du FN a bien porté plainte pour diffamation contre le député PS et la journaliste. Ils ont mis en cause le Front national dans une agression à leur encontre, alors que selon elle les agresseurs « ne sont pas affiliés » au parti.

Marine Le Pen porte plainte contre Montebourg et Pulvar

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Oui », a déclaré laconiquement Mme Le Pen, interrogée sur BFMTV et RMC, et à laquelle on demandait si elle avait porté plainte pour diffamation contre Arnaud Montebourg et la journaliste Audrey Pulvar.

Arnaud Montebourg avait mis directement en cause le FN dans l’agression dont il a été victime avec Audrey Pulvar, mardi soir à Paris, à la sortie d’un restaurant. « A l’évidence, c’était des militants politiques du Front national puisqu’ils criaient Bleu-Blanc-Rouge ! La France aux Français ! Le Pen président ! », avait déclaré le député de Saône-et-Loire.

« Une instrumentalisation politique »

« En accusant le FN », Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar ont effectué une « instrumentalisation politique que je trouve indigne (…). La seule victime de cette affaire, c’est moi », a déclaré Marine Le Pen.

Les agresseurs « ne sont pas affiliés au FN. Ce sont des gens qui sont affiliés à d’autres groupements radicaux, qui ne sont pas du tout, ni de près ni de loin, et qui sont même des adversaires du FN », a-t-elle poursuivi. « ’La France aux Français’, c’est le slogan de l’Oeuvre française, qui est un groupuscule dirigé aujourd’hui par Benedetti qui a été exclu du FN par moi-même », a-t-elle souligné, assurant que « le slogan du Front national, c’est les Français d’abord ». Le slogan « Bleu blanc rouge… La France aux Français » est régulièrement entendu dans les manifestations du Front national.

« Un manque de courage politique »

Yvan Benedetti, très proche de Bruno Gollnisch durant la campagne interne de succession à Jean-Marie Le Pen, a été désigné début février nouveau président du groupuscule pétainiste L’Oeuvre Française. Il a déclaré son soutien pour la présidentielle à Carl Lang, ancien secrétaire général du FN aujourd’hui candidat au nom de l’Union de la droite nationale (UDN) qui fédère plusieurs mouvements d’extrême droite.

« Sur l’air du ’c’est pas moi, c’est Benedetti’ fait preuve d’un manque total de courage politique. Ceci n’est pas pour nous étonner, puisque nous assistons depuis l’accession de Mme Le Pen à la tête du Front National, à une longue succession de reniements », a réagi jeudi Benedetti dans un communiqué. « Que nous sachions, ce ne sont ni à la Nouvelle Droite Populaire, ni à l’Union de la Droite Nationale, ni à l’Oeuvre française auxquelles se référaient les protagonistes (de l’agression) mais bel et bien au nom de Le Pen. On voit là les limites de la stratégie de dédiabolisation » de Marine Le Pen, a ajouté la Nouvelle droite populaire, qui fait partie de l’UDN dirigée par Carl Lang.

(avec AFP)