Sarkozy : « J’ai tout donné à la France »
Rédaction en ligne
dimanche 11 mars 2012, 16:14
Nicolas Sarkozy en perte de vitesse dans les sondages était en meeting à Villepinte. « Je vous demande de me croire, j’ai tout donné à la France », a-t-il dit sans oublier d’égratigner son rival à la présidentielle François Hollande.
Nicolas Sarkozy à Villepinte, © AFP
Le président Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession, a estimé dimanche que son adversaire socialiste François Hollande n’était « pas digne » d’être président car il voulait « s’accaparer l’État ».
« Quand on parle et qu’on agit contre une partie de la France, on n’est pas digne d’être le président du peuple de France », a lancé le chef de l’État lors d’un meeting géant à Villepinte.
« Vouloir exclure des postes de responsabilité de la Fonction publique ceux que l’on désigne à l’avance comme ses adversaires pour n’y nommer que les membres de son clan, vouloir s’accaparer l’État, c’est l’exact contraire de ce qu’a voulu le général de Gaulle avec l’élection du président de la République au suffrage universel », a sermonné M. Sarkozy.
« Il est essentiel que le président de la République ait la sagesse de ne pas s’entourer de ses seuls partisans, de ne pas récompenser que ses seuls amis, de ne pas chercher à nommer que ceux qui ont toujours été ses affidés ou en accord avec lui », a estimé le candidat UMP.
Le 19 février, François Hollande avait expliqué qu’il ferait le ménage dans l’« État UMP » que Nicolas Sarkozy a, selon lui, installé au ministère de l’Intérieur et dans la magistrature.
« Ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d’autres », déclarait-il sur BFM-TV.
Faisant allusion aux mises en examen du patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini et du procureur de Nanterre Philippe Courroye, poursuivis dans l’affaire dite des fadettes, le candidat socialiste à l’Elysée avait promis de « remettre l’État républicain à sa place ».
« Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter. Mais en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d’autres », avait-il averti.
Le soutien des « stars » À Villepinte, le président sortant, est soutenu par de nombreuses personnes connues dont Gérar Depardieu qui a déclaré : « Je n’entends (dire) que du mal de Sarkozy alors qu’il ne fait que du bien ».
D’autres personnalités sont présentes dimanche à ce meeting, dont le comédien Christian Clavier, l’actrice Emmanuelle Seigner, épouse du réalisateur Roman Polanski, l’écrivain Jean d’Ormesson et le chanteur Enrico Macias.
Sarkozy : « Aidez-moi, nous avons deux mois ! » Nicolas Sarkozy a conclu son discours devant des dizaines de milliers de ses partisans à Villepinte par cet appel : « aidez-moi », soulignant qu’il restait « deux mois » pour « bousculer les certitudes », alors qu’il est donné largement battu dans les sondages.
« Je mesure ce qui reste à accomplir. Aidez-moi, nous avons deux mois, deux mois pour bâtir la plus formidable aventure, deux mois pour bousculer les certitudes, deux mois pour tout renverser, deux mois pour faire triompher la vérité », a lancé le président-candidat.
« La France que vous représentez » c’est « la France de Jeanne d’Arc, la France de Victor Hugo, la France de de Gaulle, la France de Schuman, la France de (Jean) Monnet, la France des humanistes », a encore dit Nicolas Sarkozy sous des tonnerres d’applaudissements.
(AFP et AP)