Toulouse : « Le dénouement du siège est proche » (direct)

Rédaction en ligne

jeudi 22 mars 2012, 01:14

Trois violentes détonations entendues. Incertitudes quant à l’assaut mené sur l’immeuble de Merah. Le minute par minute

1h11 : Les sources officielles démentent un éventuel assaut sur l’immeuble de Merah. Il semblerait que les négociations avec le forcené ait repris après une tentative d’intimidation.

7 personnes tuées

S’il est confirmé que l’individu est bien l’homme le plus recherché de France, cela pourrait mettre fin à une série de sept assassinats de sang-froid qui ont choqué la France et Israël, suscité les condamnations internationales et mis la campagne présidentielle entre parenthèses. Trois enfants juifs, un rabbin et trois parachutistes ont été exécutés depuis le 11 mars, probablement par un même homme opérant à scooter et procédant toujours selon le même mode opératoire.

(AFP)

00h06 : Le dénouement du siège est « proche », selon une source proche de l’enquête. Il s’agirait selon un spécialiste du signe d’un assaut lancé par le Raid à l’aide d’explosions assourdissantes et incapacitantes, mais cette hypothèse ne pouvait être immédiatement confirmée. Deux sources proches de l’enquête se refusaient à parler d’assaut. « Il disait qu’il voulait se rendre, il a changé d’avis, on augmente la pression pour qu’il se rende », a déclaré l’une d’elles. Généralement, selon un spécialiste, la première explosion est destinée à faire sauter la cloison du logement dans lequel est retranché l’individu visé par l’opération, les deux secondes devant le sidérer et l’assourdir, le rendant pendant quelques instants incapable de réaction. Juste après ces détonations, un bref faisceau lumineux a été aperçu sur la façade. Aucun échange de tir entre Merah et les forces de l’ordre n’a été entendu dans les dix minutes suivant ces détonations, avant qu’un éclairage plus intense de la façade ne soit visible.

23h54 : La police a donné l’assaut à l’appartement où l’auteur présumé d’une série de sept meurtres ces derniers jours est assiégé à Toulouse, a déclaré l’adjoint au maire de Toulouse chargé de la sécurité, Jean-Pierre Havrin. « Les négociations sont terminées et l’assaut a commencé », a-t-il dit.

23h39 : Trois violentes détonations entendues près de l’immeuble où est retranché Merah. Il s’agirait selon un spécialiste du signe d’un assaut lancé par le Raid à l’aide d’explosions assourdissantes et incapacitantes.

22h00 : Une quinzaine de policiers en tenue sont descendus d’un fourgon, munis de gilets pare-balles, cagoules, casques et boucliers intégraux pour certains, tandis que s’organisait à proximité de l’immeuble un ballet de voitures de police et de motards. Il était cependant encore impossible d’obtenir la confirmation d’un assaut ou d’une reddition imminents.

21h10 : Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait déclaré : « Il affirme qu’il veut se rendre bientôt, il voulait le faire de toute façon à la nuit déjà tombée, et nous espérons qu’il va effectivement se rendre bientôt, les conditions de sa reddition sont en cours de négociations ».

21h : L’éclairage public éteint dans le quartier où Merah est retranché. Mohamed Merah, qui serait le tueur à scooter ayant commis sept assassinats depuis le 11 mars, dit avoir refusé de commettre un attentat suicide pour Al-Qaïda mais avoir accepté « une mission générale » pour un attentat en France, a révélé mercredi sur TF1 le ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

20h30 : Merah dit avoir accepté « une mission générale pour un attentat en France », a affirmé Claude Guéant sur TF1.

17h00 : Résumé des explications du procureur de la République de Paris

L’intervention a débuté à 3h05

Le RAID, unité d’élite de la police française, cerne depuis 3 heures du matin un Français de 24 ans se réclamant d’Al-Qaida et soupçonné d’être l’auteur de sept assassinats commis ces dix derniers jours dans la région de Toulouse. Le suspect a tiré sur des policiers venus l’interpeller, blessant l’un d’entre eux au genou. Un autre policier a été légèrement blessé.

Comment le suspect a-t-il été démasqué ?

Les enquêteurs sont remontés sur la trace du suspect grâce à un faisceau de présomptions : son nom était sur une liste de personnes séduites par l’extrémisme islamique et il avait effectué des stages au Pakistan à plusieurs reprises. Mais il a surtout laissé son portable branché lors de l’attentat de lundi dans l’école juive et son numéro a été détecté par la borne la plus proche de l’école. Il aurait effectué les démarches pour attirer sa première victime, un militaire qui vendait sa moto, à partir de l’ordinateur de son frère, interpellé ce matin. Le numéro IP, un numéro unique qui désigne chaque ordinateur aurait ainsi parlé. Enfin, accompagné de son frère, il s’était rendu chez un concessionnaire Yamaha pour débrider le scooter avec lequel il semble avoir commis ses meurtres. Le concessionnaire l’a identifié formellement sur photographies. Les enquêteurs se sont rendus dans une concession Yamaha de la région. Il leur aurait alors été indiqué que quelques jours plus tôt, « quelqu’un était venu les voir pour demander comment défaire le traqueur », une puce permettant de géolocaliser l’engin en cas de vol, a indiqué une de ces sources.

P.LA P.VA (avec AFP)