La note sur le financement libyen de la campagne de Sarkozy serait un faux

Rédaction en ligne

dimanche 29 avril 2012, 23:57

L’ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye a qualifié de faux la note révélée par le site français d’information Mediapart.« Toutes ces histoires sont falsifiées. »

La note sur le financement libyen de la campagne de Sarkozy serait un faux

© AFP

Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye qui vit en exil à Doha, a qualifié dimanche de faux la note révélée par le site français d’information Mediapart sur un financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

« Toutes ces histoires sont falsifiées », a déclaré Koussa, interrogé par l’AFP sur la note publiée samedi par Mediapart et portant sa signature.

Ce site a publié samedi un document signé de Koussa affirmant que le régime de Mouammar Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de « 50 millions d’euros » la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le docuement ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

« Il est clair que tout ce qui se dit est sans fondement. La question ne mérite pas que l’on s’y arrête », a commenté l’ex-responsable libyen. Il s’est refusé à fournir d’autres détails.

« Une infamie »

Le président Sarkozy a riposté dimanche aux accusations sur un « accord » avec la Libye au financement de sa campagne de 2007.

« C’est une infamie. Quand je pense qu’il y a des journalistes qui osent donner du crédit au fils Kadhafi et aux services secrets de M. Kadhafi », a réagi le président sur la chaîne de télévision Canal +. « C’est une honte qu’on me pose une question pareille », a ajouté Sarkozy, qui avait qualifié de « grotesque » le 12 mars un éventuel financement de sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.

Auparavant, il avait parlé dans le journal le Parisien d’« une tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn, qui est tout, sauf à l’avantage des socialistes ».

La veille, le camp socialiste avait demandé à Sarkozy de « s’expliquer » et demandé l’ouverture d’une enquête ainsi que la nomination d’un juge indépendant.

Homme de confiance du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignements libyens de 1994 à 2009, puis ministre des Affaires étrangères, a fait défection au régime de Tripoli avant de se rendre à Londres, puis au Qatar.

(avec AFP)