Ayrault : « Trierweiler doit savoir garder un rôle discret »

Rédaction en ligne

mercredi 13 juin 2012, 12:22

Il n'y a pas que la presse qui se dit scandalisée par le célèbre tweet de Valérie Trierweiler. Les politiciens français se sont exprimés à ce sujet ce matin y compris le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Ayrault : « Trierweiler doit savoir garder un rôle discret »

©AFP

Le Premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, a estimé mercredi que la compagne de François Hollande devait apprendre à garder « un rôle discret », ajoutant que chacun devait « être à sa place ».

« Je pense que c'est un rôle discret qui doit être le sien, et qui n'est pas facile à trouver. Chacun doit être à sa place », a-t-il ajouté.

Batho : « sa parole n'est pas celle d'une responsable politique »

La ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho, proche de Ségolène Royal a déclaré que « la parole » de Valérie Trierweiler « n'est pas celle d'une responsable politique ».

« Valérie Trierweiler est une femme indépendante, sa parole n'est pas celle d'une responsable politique », a déclaré Mme Batho

Sa parole « n'engage ni le président de la République, ni le gouvernement, ni le Parti socialiste, elle a émis une opinion personnelle, qui n'est ni la mienne, ni celle du gouvernement », a ajouté la ministre.

Copé très « mal à l'aise »

Jean-François Copé s'est dit mardi soir « très mal à l'aise » pour évoquer le message d'encouragement de la compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiler, y voyant une « affaire d'une incroyable légèreté ».

Marini : « Les affaires de famille n'ont rien à faire en politique »

Philippe Marini, président UMP de la commission des Finances du Sénat : « Les affaires de famille ou les liens personnels n'ont pas à jouer de rôle en politique. On a trop reproché, souvent à juste titre, à Nicolas Sarkozy d'être trop influencé par sa vie personnelle et par sa vie de couple pour accepter cela d'une autre manière et dans d'autres circonstances. Je respecte beaucoup la personnalité de Mme Trierweiler que je trouve élégante, séduisante, qui est une femme libre, pour autant elle n'est pas mandatée, elle n'est pas élue pour prendre une position de cette nature surtout quand on peut imaginer qu'elle serait peut-être motivée par un tout petit peu de ce sentiment si compréhensible de jalousie. Je ne saurais sonder les reins et les cœurs mais c'est à cela que ressemble cette déclaration et c'est regrettable ».

Guaino : « Une escapade dans le domaine politique »

Henri Guaino (UMP), ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy : « Il s'agit d'une escapade dans le domaine politique sur fond sans doute de sentiments, de rancœur, de passé compliqué entre les personnes. C'est le piège de la transparence médiatique d'aujourd'hui, si l'on ne veut pas avoir ce genre de désagréments c'est tout simple, il ne faut pas tweeter. »

Bartolone : « Ce tweet est une faute »

« C'est une faute », a déploré sur Canal+ Claude Bartolone (PS), le président du conseil général de Seine-Saint-Denis. « Un tweet ça va, deux tweets, bonjour les dégâts », a tranché le député.

Ciotti : « ridicule et ubuesque »

Eric Ciotti (UMP) a qualifié mercredi de « ridicule » et « ubuesque » l'affaire du tweet de soutien envoyé par Valérie Trierweile.

Sur France Inter, le président du conseil général des Alpes-maritimes a jugé que le nouveau pouvoir, qui se voulait « normal – c'était sa marque de fabrique –, finalement se caractérise assez bien par le ridicule ».

« Cette affaire ridiculise notre pays, ridiculise le chef de l'Etat », a-t-il affirmé, assurant que Mme Trierweiler « a sept collaborateurs à l'Elysée, elle a un chef de cabinet rémunéré par le contribuable ».

Touraine : « Un sentiment privé »

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a estimé mercredi sur France Inter que le tweet de Valérie Trierweiler était « un sentiment privé » et qu'elle n'avait pas « cherché à contredire » le chef de l'Etat.

« Cette affaire prend des proportions que je trouve déplacées » a estimé la ministre.

NKM : il faut clarifier le statut de Trierweiler

L'ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé nécessaire mercredi de clarifier « la confusion » entourant le statut de Valérie Trierweiler.

Sur BFMTV et RMC, celle qui fut la porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, a jugé que « le mélange des questions personnelles et des questions politiques, de l'affect et de la politique, n'est jamais une bonne chose ».

« On ne sait pas si Valérie Trierweiler s'exprime comme compagne du président de la République, s'exprime comme militante socialiste ou s'exprime comme journaliste engagée ».

(avec AFP)