Deux enfants retrouvés morts dans une piscine à Bordeaux

Rédaction en ligne

mardi 26 juin 2012, 11:22

Les corps de deux enfants ont été découverts mardi matin dans une piscine appartenant à la maison d’Eysines (Gironde) où les enfants de septs ans, disparus depuis samedi, avaient été vus pour la dernière fois.

Selon la police, les corps sont dans la piscine, à l’eau « très sale », de la maison de l’impasse André Blanc où ils avaient été aperçus pour la dernière fois. L’absence des enfants avait été notée samedi en fin d’après-midi, entre 17h00 et 18h00 et des voisins ont rapporté à l’AFP que dès 18h00 des proches des deux enfants, issus d’une famille franco-ivoirienne, avaient commencé à les chercher.

D’importants moyens ont été depuis déployés, comprenant notamment 200 policiers, des agents municipaux, des pompiers spécialisés et des chiens pisteurs pour tenter de les retrouver, sans succès.

Le procureur de la République de Bordeaux a confirmé mardi la découverte des corps d’Erane et Andy, indiquant que pour l’instant « on peut tout imaginer » sur les causes du drame. « On peut tout imaginer », a déclaré Claude Laplaud à la presse, après avoir indiqué que la direction interrégionale de la police judiciaire était saisie et que les autopsies qui seront réalisées dans l’après-midi seraient déterminantes.

Les enfants voulaient se baigner

Une tante des enfants avait pour sa part raconté à l’AFP dimanche que les deux enfants avaient été réprimandés, dans l’après-midi de samedi, pour avoir joué trop près de cette piscine, sans autre précision. Selon des proches cités par la police lundi, Erane et Andy, avaient par ailleurs manifesté leur frustration de ne pouvoir se baigner, ce qui avait déclenché des recherches comprenant aussi le lac de Bordeaux, situé à quelques kilomètres.

Erane, originaire de Lorient, se trouvait de passage dans cette ville en banlieue de Bordeaux. Andy, pour sa part habitait Bruges, non loin d’Eysine, avec sa mère.

La police judiciaire était arrivée mardi sur place, vers 10h30, de même que le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP), Pierre-Marie Bourniquel, selon une journaliste de l’AFP sur place.

AFP