François Fillon officialise sa candidature à la présidence de l’UMP

Rédaction en ligne

dimanche 01 juillet 2012, 18:25

L’ancien Premier ministre français estime qu’il est de son « devoir de tout mettre en oeuvre pour rassembler toutes les familles de la droite et du centre ».

François Fillon officialise sa candidature à la présidence de l’UMP

AFP

« Je suis donc candidat à la présidence de l’UMP », confirme François Fillon, qui avait annoncé dès samedi soir sur son compte Twitter qu’il officialisait sa candidature lors d’une interview au « Journal du Dimanche »

L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui devrait être opposé au secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé, assure qu’il n’est « candidat contre personne ». « J’entends parler de guerre des chefs, cela n’existe que dans l’esprit de ceux qui considèrent la politique comme un exercice clanique », affirme-t-il.

Face aux critiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy et de sa dernière campagne présidentielle lâchées ces derniers jours par plusieurs ténors de l’UMP, François Fillon se déclare « solidaire de la totalité de l’action qui a été mené ». « Toute critique visant Nicolas Sarkozy me vise en même temps », observe-t-il.

Le projet électoral de l’ancien président était « équilibré, parfaitement adapté aux défis que la France doit relever aujourd’hui », selon François Fillon. « Il avait des conseillers très divers », dit-il, en réponse à une question sur l’influence de Patrick Buisson, accusé par beaucoup d’être responsable de la « droitisation » de la campagne. Mais l’ancien président de la République a « assez de force de caractère et de personnalité pour faire la synthèse des lignes qui lui étaient proposées », insiste François Fillon.

« Nous n’avons pas à engager un débat sur les valeurs du Front national »,

Quant au Front national, « à chaque fois qu’il eu un rapprochement cela s’est traduit par une défaite », note l’ancien Premier ministre, fraîchement élu député de Paris. « Nous n’avons pas à nous positionner par rapport au FN, encore moins à engager un débat sur les valeurs du Front national », insiste-t-il. « Pour une raison simple : nous avons des valeurs qui sont celles de la droite républicaine, qui n’ont d’ailleurs pas besoin d’être débattues parce qu’elles sont constitutives de notre engagement politique. En revanche, je ne sais pas quelles sont les valeurs du FN ».

(ap)