Les réviseurs d'entreprises sollicitent le public sur un élargissement de leurs fonctions

jeudi 12 juillet 2012, 17:05

Plus de 24.000 sociétés et associations en Belgique font appel à un commissaire-réviseur pour le contrôle de leurs comptes. "Le modèle de rapport du commissaire tel que nous le connaissons aujourd'hui a près de trente ans. Ses détracteurs lui reprochent souvent son caractère abscons. C'est pourquoi, nous avons décidé de le changer afin de le rendre plus compréhensible pour ses lecteurs", détaille Michel De Wolf, président de l'IRE. "Nous voulons à l'avenir étendre de façon optionnelle le champ d'intervention du réviseur. En dehors des informations historiques et financières d'une société, le rapport pourra également reprendre la conclusion du réviseur sur d'autres missions spécifiques demandées par l'organe de gestion, comme une conclusion sur la pertinence des procédures de contrôle en interne et des systèmes de gestion de risques." Dans ses projets de réformes, l'IRE propose également d'accorder ue rôle "plus proactif" au réviseur. "Le commissaire doit être prêt à prendre ses responsabilités et ne doit pas rester un observateur frileux", commente M. De Wolf. Ainsi, si une entité est tenue à corriger les comptes annuels, le commissaire doit vérifier que la société s'exécute sans délais. Si la société ne dépose pas les comptes corrigés, le commissaire doit introduire une actions en référé. Enfin, l'IRE plaide pour l'application en Belgique de deux normes internationales qui favoriseraient entre autres "la qualité de l'information non financière". Notre pays disposerait ainsi d'un cadre référentiel pour la réalisation de missions d'assurance et les "services liés". Il s'agit de constatations de faits (indicateurs de développement durable, taux d'émissions de carbone...) sollicitées par l'entreprise en vue de les transmettre à des tiers (Commission européenne, régulateurs d'environnement...). Les projets de réformes peuvent être consultés jusqu'au 15 octobre sur le site de l'IRE (www.ibr-ire.be).