Meurtre de 4 Français en Mauritanie : « des soldats d’Al-Qaïda »
Rédaction en ligne
dimanche 23 mai 2010, 21:20
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Les trois auteurs présumés des assassinats sont Sidi Ould Sidna et Mohamed Ould Chabarnou, arrêtés en janvier 2008 en Guinée-Bissau par la police bissau-guinéenne en coopération avec les services de renseignement français, et Maarouf Ould Haiba, interpellé peu après à Nouakchott.
Les trois hommes, qui seraient affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), sont accusés devant la Cour criminelle de Nouakchott d’avoir tiré sur cinq Français le 24 décembre 2007 à l’est de la ville d’Aleg (sud de la Mauritanie).
Quatre d’entre eux, trois membres d’une même famille et un proche, sont mort et un cinquième a été grièvement blessé.
« Je suis soldat d’Al-Qaïda. Je le dis tout haut. J’ai même eu des entraînements dans ces camps », a notamment déclaré Sidi Ould Sidna.
Les trois principaux accusés ont « reconnu leur appartenance à Al-Qaïda dont ils se sont déclarés soldats », a confirmé à l’AFP une source judiciaire. Ils ont reconnu s’être « entraînés dans des camps d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) » dans des lieux non précisés.
« Je n’ai pas tué mais j’avoue que cela aurait été un grand honneur pour moi si j’avais tué », a déclaré Ould Maarouf Ould Haiba.
Ould Haiba et Mohamed Ould Chabarnou ont déclaré que leur mission était le jihad (guerre sainte).
La Cour criminelle de Nouakchott a commencé dimanche à juger les auteurs présumés de l’assassinat de quatre touristes français fin 2007 dans le sud de la Mauritanie.
Le procès, initialement prévu mardi dernier, a débuté par le dossier de « neuf des douze accusés du dossier d’Aleg », du nom de la ville du sud de la Mauritanie où ont été tués les quatre touristes Français, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.
Sur les douze prévenus, dix dont les trois assassins présumés des touristes français, étaient présents à l’audience.
Deux prévenus, en fuite et objet d’un mandat d’arrêt international, sont jugés par contumace, selon la même source.
Sur les 12 personnes inculpées dans cette affaire, neuf le sont pour « complicité » ou « collaboration » ou « soutien ».
L’assassinat des touristes français, à la veille de Noël, avait été suivi, trois jours plus tard, de la mort de militaires mauritaniens au cours d’une attaque dans le nord du pays.
Depuis, la Mauritanie a été le théâtre de différentes attaques, assassinats et enlèvements d’Occidentaux revendiqués par Aqmi.
(afp)