De Koekelberg à Wall Street, les Indignés sont partout
Rédaction en ligne
samedi 15 octobre 2011, 12:48
Dans des centaines de villes à travers le monde, dont Bruxelles, les « indignés » manifestent ce samedi contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance.
© AFP
Ce samedi à Bruxelles les Indignés appellent à une mobilisation mondiale pour réclamer « une vraie démocratie » et dénoncer le fait que « les politiciens soient au service des élites financières ».
S’ils espèrent mobiliser 3.000 personnes dans les rues de la capitale, ces Indignés pourraient être bien plus nombreux à Rome. Jusqu’à 200.000, dit-on. Les forces de l’ordre craignent des échauffourées avec les franges plus extrémistes du cortège.
Bruxelles et Rome aujourd’hui rejoignent Athènes et New York au rang des villes qui s’indignent « massivement ». Ce samedi, 719 villes et 71 pays devraient se mobiliser. Depuis leur naissance à Madrid le 15 mai, les Indignés n’ont cessé de monter en puissance. Dans leurs rangs, on trouve des étudiants, des chômeurs, des employés. Des hommes et des femmes. Souvent jeunes. « Bobos » parfois. Une addition d’individus. Tous indignés, rarement politisés. Leurs revendications sont multiples elles aussi, marquées par les contextes nationaux. Un but commun ? Ils n’ont pas inscrit pour l’instant leur démarche dans un projet concret qu’ils s’en iraient confronter aux programmes des partis.