Etats-Unis : « Les courriels d’Assad donnent la nausée »

Rédaction en ligne

mardi 20 mars 2012, 18:22

La Maison Blanche a affirmé que le contenu de courriels attribués à Assad et montrant que le président syrien cherchait à contourner les sanctions internationales contre son régime donnaient « la nausée ».

Etats-Unis : « Les courriels d’Assad donnent la nausée »

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Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a par ailleurs assuré que l’administration du président Barack Obama étudiait de nouvelles façons de renforcer les sanctions contre Damas, face à la répression de la révolte contre le régime Assad.

Le quotidien The Guardian a publié le 14 mars des courriers électroniques présentés comme écrits ou reçus par Bachar al-Assad puis récupérés par des opposants, et censés établir que le président syrien a « été conseillé par l’Iran » dans la répression de la contestation.

Selon le Guardian, ces courriels ont été envoyés ou reçus par le président syrien Bachar al-Assad et par sa femme Asma entre fin mars 2011 et février 2012 avant de tomber dans les mains d’une « source dans l’opposition syrienne ».

Ces mails montrent selon le journal que le président syrien a reçu des conseils de la part de l’Iran ou de personnes liées à ce pays. Ils suggèrent une offre d’exil de la part du Qatar faite au couple présidentiel syrien, et illustrent le train de vie luxueux de ce dernier.

Un message évoque l’achat sur internet par la Première dame de chandeliers de bougies et de tables pour des milliers de dollars.

Un autre courriel révèle les goûts musicaux éclectiques de Bachar al-Assad, qui téléchargerait sur iTunes, en contournant les sanctions internationales, des chansons du duo pop britannique Right Said Fred, du chanteur américain de country Blake Shelton ou encore du groupe électro-rock New Order.

Sur son site internet, le journal a reconnu qu’« il est impossible d’écarter totalement la possibilité de faux » parmi ces 3.000 mails mais précisé avoir procédé à des vérifications qui le portent à croire à leur authenticité.

(avec AFP)