Sofitel : DSK évoque l’immunité diplomatique

Rédaction en ligne

mercredi 28 mars 2012, 23:12

Un avocat de Dominique Strauss-Kahn a demandé à un juge du Bronx de classer la plainte au civil déposée par Nafissatou Diallo pour agression sexuelle, faisant valoir que DSK était protégé par une immunité au moment des faits.

Sofitel : DSK évoque l’immunité diplomatique

©AP

Une première audience dans la procédure civile intentée par la femme de chambre Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn a commencé mercredi devant un tribunal du Bronx à New York.

Ni Mme Diallo, qui accuse DSK d’agression sexuelle, ni M. Strauss-Kahn, qui dément l’avoir contrainte, n’étaient présents dans la salle d’audience où les avocats de DSK vont plaider qu’il ne peut être poursuivi au civil, car il bénéficiait selon eux d’une immunité absolue en tant que directeur général du FMI lorsqu’il a eu une brève relation sexuelle avec Mme Diallo en mai.

« La plainte doit être classée », a déclaré l’avocat Amit P. Mehta, au début de la première audience de la procédure civile mercredi devant le juge Douglas McKeon, en évoquant « l’immunité diplomatique » dont bénéficiait selon lui DSK.

« Nous voulons un procès »

Son immunité, en tant que directeur général du FMI, était limitée à « ses fonctions officielles », a réagi l’avocat Douglas Wigdor, en soulignant que DSK n’avait par ailleurs pas cherché à faire valoir cette immunité lors de la procédure pénale.

Sept mois après l’abandon des poursuites dans le volet pénal de l’affaire, des représentants de DSK et de la plaignante se sont retrouvés mercredi devant la cour suprême du Bronx, pour une première audience dans la procédure civile, entièrement consacrée à la question de l’immunité « absolue », qui, selon ses avocats protège DSK de toute poursuite au civil.

« DSK n’était pas un diplomate, il avait une immunité limitée », a réagi Kenneth Thompson, l’un des avocats de Mme Diallo lors d’une conférence de presse. « Nous voulons un procès devant un jury du Bronx », a-t-il ajouté, estimant que la partie adverse ne cherchait qu’à retarder cette échéance.

Et il s’est refusé à envisager un accord négocié, qui généralement dans le Bronx, évite un procès dans les affaires civiles. « Nous n’allons pas parler d’un règlement amiable, elle a le droit de venir (au tribunal) et que justice soit rendue », a-t-il insisté. Mme Diallo « attend de pouvoir témoigner », a-t-il précisé.

AFP