Procès Breivik : les 10 phrases-clés de l’accusé

Rédaction en ligne

mardi 17 avril 2012, 13:02

Afin de s’exprimer, plus que de s’expliquer, Anders Behring Breivik a rédigé une douzaine de pages pour son procès. Le condensé qui suit tente d’en cerner les principaux aspects.

Procès Breivik : les 10 phrases-clés de l’accusé

©afp

Anders Behring Breivik, jugé pour les attaques qui ont fait 77 morts l’été dernier en Norvège, a demandé sa relaxe mardi, affirmant avoir agi au nom de la légitime défense. « Les attaques du 22 juillet étaient des attaques préventives pour défendre les Norvégiens de souche ». Les 10 phrases à retenir.

– « J’ai conduit l’opération la plus spectaculaire réalisée par un militant nationaliste de ce siècle. »

– « Les régimes européens ne sont pas des démocraties, à cause du marxisme culturel. »

– « Lorsque la révolution pacifique est impossible, la seule option est la révolution violente. »

– « Les jeunes du Parti travailliste sont naïfs et endoctrinés, ils n’étaient pas des enfants innocents, mais des militants politiques. »

– « Oui, je le ferais de nouveau. Une petite barbarie est totalement nécessaire pour empêcher une barbarie beaucoup plus grande. Tuer 70 personnes peut empêcher une guerre civile. »

– Se comparant aux Américains qui avaient décidé d’envoyer deux bombes atomiques sur le Japon : « Les raisons et les intentions étaient bonnes même si les méthodes utilisées étaient brutales. »

– « Finir sa vie en prison ou mourir pour son peuple est le plus grand honneur. »

– « Les chrétiens sont une minorité persécutée (…) Il n’y a pas de musulmans laïcs ou libéraux. Il n’y a que l’Islam. »

– « Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura une guerre entre les internationalistes et les nationalistes en Europe (…) le multiculturalisme est une idéologie auto-destructive. Mes frères nationalistes européens finiront par gagner. »

– Et, de conclure : « Les attaques du 22 juillet étaient des attaques préventives pour défendre les Norvégiens de souche. J’ai agi en situation d’urgence au nom de mon peuple, de ma culture de mon pays. Et je demande donc ma relaxe. »

Jérémie Degives (st.)