Breivik s’est préparé dès 2006 avec des jeux vidéo

Rédaction en ligne

jeudi 19 avril 2012, 12:11

Breivik a expliqué qu’il jouait à World of Warcraft jusqu’à 16 ou 17 heures par jour depuis 2006. Breivik dit avoir planifié trois attentats à la bombe et une fusillade lors de son procès pour la mort de 77 personnes.

Breivik s’est préparé dès 2006 avec des jeux vidéo

© AFP

Anders Behring Breivik, jugé pour le massacre de 77 personnes l’été dernier en Norvège, a révélé jeudi que son objectif initial était de perpétrer trois attentats à la bombe suivis d’une fusillade.

« Le plan, c’était trois voitures piégées suivies d’une fusillade », a déclaré Breivik au quatrième jour de son procès à Oslo.

L’accusé explique s’être préparé au carnage dès 2006 avec des jeux vidéo

Breivik a expliqué jeudi s’être préparé à son carnage dès 2006 en consacrant une année entière à des jeux vidéo.

De retour dans le box des témoins, il a répondu aux questions de l’accusation portant sur l’année 2006, quand il est retourné vivre chez sa mère à l’âge de 27 ans, s’isolant socialement et jouant à World of Warcraft jusqu’à 16 ou 17 heures par jour. « Certains rêvent de faire le tour du monde à la voile, certains rêvent de jouer au golf et moi, je rêvais de jouer à World of Warcraft », a dit l’extrémiste de droite.

Dès cette période, a-t-il expliqué, il savait qu’il exécuterait ultérieurement une « opération-suicide ». Il a également dit plusieurs fois qu’il ne pensait pas survivre à ses attaques du 22 juillet 2011 et qu’il ne voulait pas mourir sans avoir réalisé « le rêve de toute une vie ».

Il évite le salut d’extrême droite

Mercredi, son avocat Geir Lippestad avait annoncé qu’il demanderait à son client de renoncer à ce geste -bras droit tendu, poing fermé- jugé provocateur par les familles des victimes et les survivants. Aujourd’hui, Breivik s’est entretenu quelques instants avec les membres de sa défense avant de rejoindre sa place.

Une fois ses menottes retirées, Breivik est resté debout, s’attirant un rappel à l’ordre de la juge lui demandant de s’asseoir, puis a pris sa place sous les objectifs des caméras sans répéter son salut.

Il a ensuite rejoint le box des témoins où il a continué à répondre aux questions de l’accusation, abordant la période de sa vie, en 2006, où il a commencé à s’isoler pour pouvoir préparer ses attaques.

Dans le manifeste idéologique diffusé juste avant le carnage le 22 juillet 2011, l’extrémiste de droite explique que ce geste représente « la force, l’honneur et le défi aux tyrans marxistes en Europe ». « On a le sentiment d’être piétiné », a déclaré Trond Blattmann, le président du Groupe de soutien aux victimes du 22 juillet. « Ce salut illustre un total manque de respect pour les victimes et leurs proches », a-t-il dit, cité par les médias norvégiens.

(P.VA. avec AFP)