Quand Obama taquine Romney

Rédaction en ligne

dimanche 29 avril 2012, 14:17

Le président des Etats-Unis Barack Obama s’en est pris sur le ton de la plaisanterie à son adversaire Mitt Romney et aux républicains du Congrès, lors d’un discours truffé de bons mots samedi soir au dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche.

M. Obama, pour la quatrième édition de ce rendez-vous mondain de la capitale fédérale américaine pendant sa présidence, a multiplié les allusions à l’élection du 6 novembre prochain, lors de laquelle il va remettre son mandat en jeu face à M. Romney, désormais assuré d’obtenir l’investiture républicaine.

Le président démocrate a ainsi assuré que son concurrent avait récemment vu le film « Hunger Games », dans lequel des candidats soutenus par des « sponsors richissimes » s’entretuent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul survivant, une allusion transparente à la campagne des primaires qui vient de s’achever.

M. Obama s’exprimait face à 2.000 journalistes, patrons de presse, hommes politiques et célébrités, dont les acteurs « oscarisés » George Clooney et Reese Witherspoon, réunis dans une salle de bal géante d’un hôtel. Il a affirmé que M. Romney, un multimillionaire, qualifierait un tel rassemblement de « petite collation ». Il a aussi noté que M. Romney était comme lui sorti de la prestigieuse université de Harvard. « J’ai un diplôme, il en a deux. Quel snob ! », a-t-il lancé.

M. Obama a également exploité l’histoire qui poursuit M. Romney depuis 30 ans, quand il avait fait voyager son chien sur le toit de sa voiture. Le président a fait diffuser sur des écrans vidéo un photomontage de M. Romney sortant de l’avion Air Force One… coiffé d’une cage à chien.

M. Obama a aussi salué ses adversaires républicains au Congrès, « qui ont fait une pause dans leur programme consistant à ne voter absolument aucune loi, pour être ici ce soir ».

Evoquant la possibilité que les électeurs lui accordent un second mandat de quatre ans, il a aussi prévenu qu’il allait dans ce cas « déchaîner un programme jusqu’ici secret », qui consisterait notamment à « faire adopter à nouveau » un programme de réforme de l’assurance-maladie, loi dont la constitutionnalité est actuellement examinée par la Cour suprême.

Et le président n’a pas pris congé sans évoquer le Secret Service, la police d’élite chargé de sa protection dont certains agents ont été impliqués dans un scandale de prostitution en Colombie, ce qui a conduit leur hiérarchie à édicter de nouvelles règles de comportement.

« J’avais bien d’autres blagues à raconter, mais il faut que je rentre pour ne pas faire rater leur couvre-feu aux membres Secret Service », a-t-il plaisanté.

(AFP)