Grèce : les négociations de la dernière chance

Rédaction en ligne

jeudi 10 mai 2012, 22:15

Si le socialiste Evangelos Venizelos échoue à former une coalition gouvernementale en Grèce, de nouvelles élections législatives se tiendront en juin.

Grèce : les négociations de la dernière chance

Evangelos Venizelos Photo AFP

A l’issue d’une rencontre avec Fotis Kouvelis, qui dirige la Gauche démocratique, forte de 19 députés, Evangelos Venizelos s’est toutefois montré prudemment optimiste. Il a affirmé qu’ils étaient « très, très proches » sur leurs positions. M. Kouvelis souhaite la formation d’une large coalition pour que la Grèce reste dans la zone euro et « lance un désengagement progressif » du programme d’austérité, avec un mandat jusqu’à mi-2014

Si la Gauche démocratique se joint au PASOK et à Nouvelle démocratie, qui est arrivée en tête des élections de dimanche dernier, leur coalition contrôlerait 168 des 300 sièges au Parlement. Mais la situation reste instable, car M. Kouvelis risquerait d’être considéré comme un traître par la gauche s’il aide les partis prônant l’austérité à gouverner.

Le PASOK a subi un cinglant revers aux élections de dimanche dernier en arrivant en troisième position avec 13,2 % des voix, derrière la Nouvelle démocratie (ND, 18,85 d’Antonis Samaras et la Coalition de la gauche radicale d’Alexis Tsipras, Syriza (16,8 %).

Le dirigeant socialiste dispose de trois jours pour former un gouvernement.

Le gouvernement d’union nationale dirigé par les conservateurs et socialistes, qui assurait l’intérim depuis la fin 2011, s’était engagé à adopter pour 14,5 milliards de nouvelles mesures d’austérité en juin et à mettre en oeuvre d’autres réformes. Ces dernières seront examinées par les bailleurs de fonds, qui décideront s’ils débloquent la prochaine tranche d’aide. Sans cela, la Grèce risque la faillite.

(ap)