Mélenchon à Hollande : il faut « résister » à Merkel

Rédaction en ligne

samedi 12 mai 2012, 21:36

Invité du journal de 20H00 de TF1, le leader du Front de Gauche a répété que la victoire de Hollande n'aurait pas été possible sans les 4 millions de voix apportées par les électeurs de son parti et que « cela donne des responsabilités » au président élu.

Mélenchon à Hollande : il faut « résister » à Merkel

©AFP

L'ex-candidat du Front de gauche à l'Elysée Jean – Luc Mélenchon a demandé samedi au président élu, François Hollande, « de ne pas céder » face aux libéraux, et de « résister » face à la chancelière allemande Angela Merkel qu'il rencontre mardi. « Je dis à François Hollande : ne cède pas devant les libéraux qui ont déjà sorti les baïonnettes », a–t–il déclaré devant plusieurs centaines de militants du Parti de gauche et du Parti Communiste Français réunis à Hénin-Beaumont (nord), où il a officialisé sa candidature aux législatives, dans la même circonscription que Marine Le Pen (FN).

« Ne cède pas François et voilà quel va être le sens de notre élection », a poursuivi Mélenchon, dénonçant de nouveau le fait que la Banque centrale européenne prête à 1 % aux banques de l'argent que celles-ci prêtent ensuite à leur tour aux États à des taux plus élevés.

Invité du journal de 20H00 de la première chaîne française, le leader du FG a rappelé que la victoire du 6 mai n'aurait pas été possible sans les 4 millions de voix apportées par les électeurs du Front de gauche (ses 11,1 % du 22 avril, NDLR).

« Nous serons sans complaisance »

« Nous ne ferons jamais la politique du pire, on ne sera pas là pour harceler, mais en même temps, nous serons sans complaisance », a-t-il prévenu. « S'il (M. Hollande) propose les habituels tripatouillages du Traité de Lisbonne, de la politique d'austérité (…) nous l'affronterons ».

Mais, a-t-il nuancé, « avant d'en arriver là, je souhaite d'abord qu'il tienne bon et qu'il résiste » face à Mme Merkel.

François Hollande, qui prendra ses fonctions mardi à l'Elysée, doit rencontrer Angela Merkel l'après-midi même à Berlin. Un dîner de travail et une conférence de presse sont au programme de cette première rencontre bilatérale sur fond de crise aiguë dans la zone euro.

Le nouveau président français veut rouvrir les négociations sur le pacte de discipline budgétaire pour y ajouter des mesures de croissance, ce à quoi l'Allemagne s'oppose fermement.

JPM avec AFP