Grèce : pas de coalition gouvernementale en vue

Rédaction en ligne

dimanche 13 mai 2012, 21:43

Les dernières rencontres entre dirigeants politiques à Athènes n'ont pas permis d'aboutir à la constitution d'un gouvernement, a déclaré le chef du parti de la Gauche démocratique.

Grèce : pas de coalition gouvernementale en vue

AP

Le président grec Carolos Papoulias poursuivait ce soir ses efforts en vue de former un futur gouvernement et consulte les petits partis. Le chef du parti d'extrême gauche Syriza quant à lui refuse une coalition avec un gouvernement qui défendrait l'austérité. Cherchant à éviter de nouvelles élections à peine une semaine après les législatives du 6 mai, M. Papoulias a reçu en début de soirée Panos Kammenos, le chef du parti des Grecs indépendants (droite nationaliste), une formation hostile aux conditions des accords de prêt UE-FMI imposées à la Grèce.

M. Kammenos a déclaré à la presse à l'issue de cette rencontre qu'on lui avait montré une lettre du Premier ministre du dernier gouvernement, Lucas Papademos, sur l'état de l'économie grecque, dont M. Papoulias lui a dit que le contenu ne devait pas être révélé.

Le chef des Grecs indépendants a posé des conditions pour rejoindre une éventuelle coalition, mais celles-ci sont peu susceptibles d'être acceptées par les conservateurs de la Nouvelle Démocratie et les socialistes du Pasok, deux partis que M. Papoulias avait reçus dans la journée. Le dirigeant des communistes du KKE, Aleka Papariga, reçu ensuite, a déclaré à sa sortie que ces consultations n'étaient qu'« une mise en scène pour tromper le peuple grec ».

Des dirigeants de deux autres petites formations, la Gauche démocratique (Dimar) pro-européenne et les néonazis de Chryssi Avghi (Aube dorée), devaient aussi rencontrer M. Papoulias. Le chef de l'État grec avait reçu pendant 90 minutes en fin de matinée les dirigeants de la droite, du parti de gauche radical anti austérité Syriza et les socialistes pour tenter de les convaincre de former un gouvernement de coalition. Aucun résultat n'a filtré des entretiens. Même si le chef du parti socialiste (PASOK) Evangelos Venizelos conservait un espoir « limité » qu'un accord puisse être conclu, les pourparlers semblaient voués à l'échec, le chef du parti d'extrême gauche Syriza, Alexis Tsipras, refusant toujours de soutenir un gouvernement qui défendrait l'austérité. Mais les trois partis estiment que tout accord doit inclure Syriza, devenu dimanche la deuxième force politique du pays. Une demande de participation « absurde et sans précédent », rejetée par le chef de Syriza, Alexis Tsipras.

Il a réaffirmé dimanche qu'il ne pouvait soutenir un gouvernement qui tiendrait les engagements pris dans le cadre des deux plans de sauvegarde accordés à la Grèce par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) pour quelque 240 milliards d'euros.

Les discussions devraient continuer demain.

JPM avec AFP et AP