Berlin dément toute proposition d’un référendum sur l’euro aux Grecs

Rédaction en ligne

vendredi 18 mai 2012, 20:29

La chancelière allemande aurait évoqué l’idée d’un référendum, en parallèle des élections, sur la question de savoir si les citoyens grecs souhaitent au non rester dans la zone euro. Berlin dément cette proposition.

Berlin dément toute proposition d’un référendum sur l’euro aux Grecs

© AP

Un porte-parole de la chancellerie allemande a démenti vendredi soir à l’AFP les propos rapportés par le bureau du Premier ministre grec par intérim selon lesquels la chancelière Angela Merkel aurait suggéré un référendum en Grèce sur le maintien de la Grèce dans la zone euro.

« Les informations rapportées, selon lesquelles la chancelière a suggéré un référendum au président grec Carolos Papoulias, sont erronées », a déclaré une porte-parole de la chancellerie.

Lors d’une discussion avec le chef de l’Etat grec Carolos Papoulias, Merkel « a évoqué l’idée d’organiser un référendum, en parallèle des élections, sur la question de savoir si les citoyens grecs souhaitent au non rester dans la zone euro », selon un communiqué du bureau du Premier ministre. « Cependant, il est clair que cette question dépasse les compétences du gouvernement intérimaire », poursuit le texte.

La chancelière allemande s’était précédemment vivement opposée à l’idée d’un référendum proposée en octobre par le Premier ministre de l’époque, le socialiste George Papandreou.

Papandreou avait ensuite été contraint à la démission, après avoir été lâché par ses propres députés hostiles aux mesures d’austérité dictées par l’UE, FMI et BCE.

L’évocation d’une sortie de la Grèce de l’euro se fait de plus en plus forte depuis l’échef des partis à former un gouvernement après les élections législatives du 6 mai marquées par un fort vote contestataire en faveur de partis anti-austérité.

Les marchés doutent de la volonté des Grecs de poursuivre l’austérité budgétaire imposée depuis 2010, après la percée notamment du parti de gauche radical qui fait craindre que la Grèce ne respecte pas ses engagements vis-à-vis de la troïka.

(P.VA. avec AFP)