Web docu : la « génération Tahrir », un projet original

BAUDOUIN LOOS

mercredi 23 mai 2012, 08:11

Trois Françaises et une Belge ont lancé un web documentaire – « Génération Tahrir » – tirant le portrait de sept Egyptiens. Et elles ont besoin de vous.

Web docu : la « génération Tahrir », un projet original

DR

Le Caire, de notre envoyé spécial

Elles n'ont pas trente ans. Elles sont quatre, trois Françaises et une Belge. Toutes arabophones depuis peu. Et elles en veulent. Les voilà qui tentent de faire advenir leur projet avec une passion et une énergie très communicatives. Un projet appelé « Génération Tahrir ». Tout est dans l'intitulé ! La forme, elle, sera originale, puisqu'on va parler d'un « web documentaire ».

« Nous étions toutes quatre au Caire depuis plusieurs années quand la révolution a éclaté, raconte Pauline Beugnies, la Belge, qui est aussi la photographe du groupe. Ca a été une expérience incroyable, on l'a vécue de l'intérieur, et nous avons fait des tas de connaissances, d'amis parmi les jeunes, qui nous ont beaucoup touchées. Alors l'idée nous est venue : comment ferions-nous partager cette expérience, comme raconter l'Egypte de Tahrir, avec ses complexités. Et pourquoi pas un web docu s'est-on dit ».

Et voilà l'entreprise lancée. Concrètement, le menu part de sept portraits d'Egyptiens. Un jeu de liens internet très variés doit mener l'internaute à comprendre l'Egypte de 2012 à travers des interviews, des films, des photos, des explications.

A part que, bien sûr, l'argent reste le nerf de la révolution comme de la guerre. Nos quatre complices cherchent donc des sources de financement de manière à terminer un travail qui a déjà un an d'ancienneté et devrait voir le jour en septembre. Un projet parrainé par le Fonds pour le journalisme et lesoir.be, qui diffusera le web docu. Le nom du site est déjà connu – sans surprise : www.generationtahrir.com – mais il ne constitue pas encore le web docu qu'il deviendra, inch'Allah. Pour le moment, sous forme temporaire de blog, Pauline Beugnies, Rachida El Azzouzi, Nina Hubinet et Marion Guénard donnent déjà un avant-goût de ce que le projet doit devenir.