L’état de santé de Moubarak se dégrade à son arrivée en prison
Rédaction en ligne
samedi 02 juin 2012, 14:37
L’ancien président égyptien a été condamné samedi à la prison à vie pour complicité de meurtres après la mort de manifestants tués l’an dernier lors du soulèvement qui l’a poussé à la démission.
L’état de santé de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, 84 ans, s’est dégradé lors de son arrivée samedi en prison, après avoir été condamné à la prison à vie. « M. Moubarak a souffert d’une crise de santé surprise à son arrivée en hélicoptère à la prison de Tora », dans le sud du Caire, ont indiqué les médias égyptiens.
Ses deux fils, jugés pour corruption, ont en revanche été acquittés.
L’ancien chef d’État, âgé de 84 ans, avait été transporté samedi en hélicoptère jusqu’à l’école de police du Caire où les juges ont annoncé leur décision. La télévision d’État avait diffusé en direct les images de l’arrivée de Hosni Moubarak, acheminé en ambulance de l’hélicoptère jusqu’à une pièce d’une école de police du Caire transformée en salle d’audience.
Vêtu d’une combinaison beige, l’ex-raïs, allongé sur une civière tentait de protéger son visage de l’œil des caméras.
Des milliers de policiers anti-émeute encerclaient le bâtiment pour tenir à distance les manifestants et proches des victimes tuées lors du soulèvement égyptien de l’an dernier, qui a abouti à la démission du président le 11 février 2011 après presque 30 ans de pouvoir sans partage. Des centaines de personnes brandissaient des drapeaux égyptiens et scandaient des slogans demandant « réparation ». Certains protestataires jetaient le portrait de Moubarak sur l’asphalte pour le piétiner.
Heurts dans la salle d’audience
De brefs heurts ont éclaté samedi matin à l’intérieur de la salle d’audience.
« Nul et non avenu ! Nul et non avenu ! », « Le peuple veut la purge de la justice ! », ont crié des avocats, furieux après l’acquittement des six responsables de la sécurité accusés d’être impliqués dans la mort des manifestants et l’annonce par le juge que les faits étaient prescrits pour les fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, accusés de corruption.
Les avocats qui se sont constitués partie civile ont dit craindre que M. Moubarak et son ex-ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, soient acquittés en appel.
AP