« Le régime syrien touche à sa fin »

Rédaction en ligne

dimanche 10 juin 2012, 12:11

Le nouveau chef de l’opposition syrienne a estimé dimanche que la spirale de violences en Syrie, où 83 personnes ont été tuées samedi en majorité par des bombardements de l’armée, montrait que régime touchait « à sa fin ».

« Le régime syrien touche à sa fin »

©AP

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition au régime de Bachar al-Assad, a élu à sa tête le Kurde Abdel Basset Sayda, exilé de longue date en Suède, qui, malgré son manque de notoriété et d’expérience politique, a fait le consensus autour de sa personnalité modérée.

« Nous entrons dans une phase sensible. Le régime touche à sa fin. Les massacres qui se multiplient et les pilonnages montrent qu’il se débat », a déclaré M. Sayda dimanche matin, peu après son élection lors d’une réunion à Istanbul des instances dirigeantes du CNS, qui rassemble islamistes, libéraux, nationalistes, indépendants et militants sur le terrain.

« D’après les informations, le régime a perdu le contrôle de Damas et d’autres villes », a-t-il ajouté, sans donner de précisions. Les combats se sont récemment intensifiés dans la capitale, qui reste cependant la ville la mieux protégée par les forces du régime.

Fin mars, la plupart des opposants syriens avaient reconnu le CNS comme le « représentant formel » du peuple syrien, et en avril, les « Amis du peuple syrien » l’avaient qualifié de « représentant légitime de tous les Syriens ».

Mais les militants de l’intérieur s’estiment sous-représentés au CNS, qui n’a pas de coordination avec l’Armée syrienne libre (ASL), force d’opposition armée essentiellement formée de déserteurs.

« Nous voulons renforcer les liens avec les militants sur le terrain et l’Armée syrienne libre (ASL), que nous allons soutenir par tous nos moyens », a assuré M. Sayda.

Le CNS s’est vu reprocher le manque de soutien financier et militaire apporté à l’ASL, au risque qu’elle se tourne vers des groupes jihadistes ou étrangers et se coupe de l’opposition politique.

AFP