Aung San Suu Kyi demande la libération des prisonniers politiques

Rédaction en ligne

samedi 16 juin 2012, 14:59

Dans son discours d’acceptation du prix Nobel de la Paix, vingt et un ans après l’avoir reçu, l’opposante birmane Aung San Suu Kyi a déclaré qu’« un prisonnier d’opinion est un de trop ».

Aung San Suu Kyi demande la libération des prisonniers politiques

©AFP

L’opposante birmane, Aung San Suu Kyi, a demandé samedi la libération des prisonniers politiques dans son pays et s’est dite prête à jouer « tout rôle » en vue de la réconciliation nationale.

Dans son discours d’acceptation du prix Nobel de la Paix 1991, elle a déclaré qu’« un prisonnier d’opinion est un de trop (…). S’il vous plaît, souvenez-vous d’eux et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour parvenir au plus tôt à leur libération inconditionnelle ».

Devant l’assistance rassemblée à l’hôtel de ville d’Oslo elle a déclaré qu’elle et son parti sont prêts à jouer tout rôle en vue de la réconciliation nationale conduisant du régime militaire à la démocratie. « Mon parti, la Ligue nationale pour la démocratie, et moi-même nous sommes prêts et désireux de jouer tout rôle dans le processus de réconciliation nationale », a-t-elle dit.

Concernant la situation sur le terrain, la « Dame de Rangoun » a déploré que « les hostilités n’ont pas cessé » en Birmanie, faisant référence au conflit qui oppose la communauté bouddhiste à la minorité musulmane et aux combats avec les Kachins. « Les hostilités n’ont pas cessé dans l’extrême nord (avec les Kachins). Dans l’ouest, la violence communautaire prend la forme d’incendies et d’assassinats, qui ont eu lieu juste avant que je commence le voyage qui m’a conduite ici aujourd’hui », a-t-elle-dit.

Recevoir le prix Nobel de la Paix en 1991, alors qu’elle était en résidence surveillée, lui a donné l’espoir de continuer son combat et « a ouvert une porte dans (son) cœur », a-t-elle dit. « Pour moi, recevoir le prix Nobel de la Paix signifie que j’étends mes préoccupations pour la démocratie et les droits de l’Homme au-delà des frontières nationales (.) Le Prix Nobel de la Paix a ouvert une porte dans mon cœur ».

AFP