Le vote grec n'a pas rassuré les marchés

Rédaction en ligne

lundi 18 juin 2012, 11:31

La victoire de la droite en Grèce n'a pas rassuré les marchés financiers concernant la zone euro. Les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie ont atteint de nouveaux records, dépassant les 7 % pour l'Espagne.

Le vote grec n'a pas rassuré les marchés

©afp

Les marchés financiers accueillaient avec une grande prudence lundi la victoire de la droite aux élections grecques qui écarte temporairement le spectre d'une sortie du pays de l'euro, les investisseurs restant méfiants face aux défis à venir pour l'union monétaire.

Après avoir ouvert en hausse, la tendance s'est rapidement retournée sur la plupart des places financières en Europe. A 10H38, Paris était stable à -0,03 %. Londres reculait de 0,14 %, Madrid de 1,80 % et Milan de 1,59 %. Seul Francfort parvenait encore à grignoter 0,34 %.

Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie, cibles des attaques des investisseurs ces dernières semaines, repartaient à la hausse après un bref répit à l'ouverture, à des niveaux jugés insoutenables pour ces pays sur le long terme. Le taux espagnol à 10 ans dépassait ainsi les 7 %, affichant un nouveau record, signe que les craintes sur la zone euro ont repris le dessus malgré le vote grec. L'écart de taux avec l'Allemagne atteint même un nouveau record historique à 570 points de base, à 5,70 points de pourcentage.

Dans la foulée, le taux de l'Italie était en force hausse, à 6,044 % (contre 5,912 %). Les difficultés financières du pays font en effet craindre au marché qu'il ait un jour besoin d'être lui aussi sauvé.

Enfin, l'euro ne progressait que très timidement face au dollar à 1,2656 dollar contre 1,2644 dollar vendredi soir.

La victoire à l'arraché de la droite pro-euro aux législatives en Grèce dimanche, cruciales pour l'avenir du pays et de la zone euro, semble avoir au final peu rassuré les marchés même si elle aboutit à la formation d'un gouvernement crédible autour du dirigeant conservateur Antonis Samaras. Le pays se retrouve « au point où il en était avant » le scrutin du 6 mai qui avait vu la victoire des partis anti-euro, prévient Yoshikiyo Shimamine, analyste de l'Institut de recherche de Dai-ichi Life à Tokyo.

AFP