Vanackere contredit Reynders au sujet de la Grèce

Rédaction en ligne

lundi 18 juin 2012, 10:16

Le ministre des Finances Steven Vanackere n'est pas partisan d'un assouplissement du calendrier des réformes imposées à la Grèce, contrairement à ce qu'a annoncé Didier Reynders.

Le dirigeant de droite pro euro, Antonis Samaras, est arrivé en tête des législatives en Grèce et sera en mesure de former un gouvernement avec tous les partis pro-euro et mettre en place les réformes voulues par l'Union européenne et le FMI.

La plupart des dirigeants européens sont d'accord pour accorder des délais dans la mise en œuvre des réformes austères en Grèce mais le ministre belge des finances Steven Vanackere a un autre avis sur la question.

Vanackere : « Ne pas s'attaquer maintenant aux problèmes n'est pas une option »

Le programme d'ajustement est bon pour l'économie, a souligné, Steven Vanackere (CD&V) sur Radio 1 (VRT). « Pourquoi devrions-nous retarder sa mise en œuvre», demande-t-il. Steven Vanackere les juge indispensables pour la croissance et le bien-être à long-terme. « Ne pas s'attaquer maintenant aux problèmes n'est pas une option », selon lui.

Steven Vanackere admet que certains aspects du plan négocié avec l'Europe sont particulièrement lourds pour les Grecs. Pour les aider, il plaide pour une stratégie européenne forte, à définir au sommet des 28 et 29 juin, qualifié d« historique»« L'Europe doit d'urgence mettre fin à son image d'arriver toujours avec un jour de retard et avec un euro trop peu », dit-il.

Reynders : « Une marge de dialogue possible »

Dès dimanche soir, Didier Reynders s'était déclaré favorable à l'octroi d'un délai à Athènes pour lui permettre de ramener son déficit dans les clous européens, comme l'a proposé la Commission européenne fin mai pour l'Espagne. Le ministre des Affaires étrangères est prêt à discuter de délais de mise en œuvre du plan d'austérité conclu entre Athènes et ses créanciers internationaux, allant dans le même sens que l'Allemagne qui envisage ce type de concessions.

Il existe « une marge de dialogue possible sur les délais de mise en œuvre » du mémorandum conclu entre Athènes et ses créanciers internationaux, estime M. Reynders, qui ne veut pas pour autant donner un « chèque en blanc » à Athènes.

Le gouvernement belge va devoir accorder ses violons.

P.LA (avec Belga)