Obama salue les mesures anticrise en Europe

Rédaction en ligne

mercredi 20 juin 2012, 10:29

Le G20 qui se déroule à Mexico a vécu une journée bien chargée. Au programme : la Syrie, les transactions financières et la crise européenne. Barack Obama en a profité pour féliciter les Européens.

Obama salue les mesures anticrise en Europe

©AP

Le président des Etats-Unis a relevé « le sens élevé » de l’urgence chez les dirigeants européens, qu’il a rencontrés mardi, et estimé qu’ils avançaient dans le bon sens en promettant une « architecture financière plus intégrée ».

« Les dirigeants européens comprennent les enjeux, ils comprennent pourquoi c’est important pour eux de prendre des mesures ambitieuses et déterminées », a-t-il expliqué.

« Je suis persuadé qu’ils peuvent réussir dans cette épreuve », a dit le président américain.

« Ce que je les ai encouragés à faire est de concevoir un cadre grâce auquel ils veulent aller vers une intégration européenne croissante dans la résolution des pressions financières qui touchent les États souverains. Je suis persuadé que ces prochaines semaines, l’Europe donnera une idée de là où il faut aller », a-t-il affirmé.

Mini-sommet à quatre

Les dirigeants des quatre principales économies de la zone euro (Allemagne, France, Italie, Espagne) se retrouvent vendredi à Rome pour rapprocher leurs positions avant le sommet européen afin d’enrayer une crise interminable qui menace directement Madrid et Rome.

Le chef du gouvernement italien Mario Monti, qui entend jouer un rôle de médiateur entre Paris et Berlin, recevra à midi le président français, la chancelière allemande Angela Merkel et son homologue espagnol Mariano Rajoy.

Ce mini-sommet « sera l’occasion de marquer un certain nombre de convergences » et de chercher un « compromis » avant le sommet des 28 et 29 juin à Bruxelles, a souligné François Hollande.

La Syrie au centre des discussions

La Syrie s’est imposée au sommet de Los Cabos, figurant au centre des discussions de nombreux dirigeants, mais la Russie et la Chine n’adhèrent toujours pas à un plan international pour renverser le président Bachar al-Assad.

Au lendemain de sa première rencontre au sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président américain a été contraint de l’admettre mardi : « Je ne pense pas qu’on puisse dire à ce stade que les Russes et les Chinois sont acquis à notre cause ».

Barack Obama a précisé avoir dit à Poutine et au président chinois Hu Jintao que M. Assad ne pouvait pas rester au pouvoir, son régime étant accusé d’avoir massacré un grand nombre de civils.

Moscou et Pékin « reconnaissent que la situation actuelle est grave, qu’elle ne sert pas leurs intérêts », mais les liens historiques de la Russie avec Damas et la réticence de la Chine à intervenir dans les affaires intérieures d’autres pays freinent un règlement de la crise syrienne, a ajouté le président américain.

Signe d’un léger réchauffement avec Poutine, avec qui il avait co-signé la veille un appel à « un arrêt immédiat de la violence », Obama a noté que la Russie et la Chine « n’acceptaient pas les massacres » récents.

La taxe sur les transactions financières en vigueur dès 2013

François Hollande a affirmé que la taxe sur les transactions financières entrerait « en vigueur » au cours de l’année 2013.

Cette taxe, « nous ne pouvons plus en parler » uniquement, « il faut la faire » avec « quelques pays », et « la France et l’Allemagne étant d’accord, nous pourrons la mettre en œuvre assez rapidement », a affirmé le président français.

« J’ai bon espoir » que cela se fasse, a-t-il dit, faisant observer qu’elle ne pouvait « pas être décidée à l’échelle du G20 mais dans le cadre d’une coopération renforcée », mécanisme au sein des institutions européennes permettant à un certain nombre d’Etats membres d’aller de l’avant.

Le président Hollande a également affirmé que l’assiette de cette taxe serait « assez large » et que son taux serait « décidé par les pays concernés ».

(avec AFP)