Rio+20 : un texte trop peu ambitieux, pour la délégation belge

Rédaction en ligne

mercredi 20 juin 2012, 22:56

Manque d’ambition et d’engagements clairs : voilà ce que pensent Paul Magnette et Evelyne Huytebroeck du texte sur lequel un accord s’est dégagé lors du sommet de Rio+20 sur le Développement durable.

Rio+20 : un texte trop peu ambitieux, pour la délégation belge

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Le Sommet sur le développement durable Rio+20, réunit pendant trois jours 86 chefs d’Etat et de gouvernement et nombre de ministres, depuis mercredi, à Rio de Janeiro. Après des jours de négociations, un accord s’est dégagé mardi sur un texte d’engagement en 50 pages portant notamment sur un renforcement du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), et une définition d’ici trois ans d’objectifs du développement durable. Cette déclaration finale doit être signée vendredi par les 193 pays des Nations unies.

Plusieurs participants n’ont pas caché leur déception quant au contenu du texte. La plus critique est la commissaire européenne en charge du Climat, Connie Hedegaard, qui a indiqué sur son compte Twitter que « personne n’est content » tant le texte est « faible ».

Le ministre belge de la Coopération au développement Paul Magnette n’était guère plus enthousiaste. « Le texte manque d’ambition et d’engagements clairs », a-t-il dit, soulignant toutefois, qu’au moins, il y avait un accord contrairement à ce qui s’était passé lors du sommet de Copenhague en 2010. Pour la ministre bruxelloise de l’Environnement Evelyne Huytebroeck qui représente actuellement la Belgique au sein de l’Union européenne, c’est malheureusement le principe du « plus petit commun dénominateur » qui a prévalu.

Des avancées sont enregistrées sur les objectifs de développement durable, sur la problématique des océans, la gouvernance internationale du développement durable au sein de l’ONU, la protection sociale, le travail décent pour tous ou encore sur l’importance des villes dans la concrétisation des principes du développement durable sur le terrain urbain. Mais, pour la ministre Huytebroeck, « s’il n’y a pas eu de recul ou d’échec, il n’y a ni avancée ni victoire ».

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