« Dodo la Saumure » est condamné à 5 ans de prison

Rédaction en ligne

jeudi 21 juin 2012, 11:45

Dominique Alderweireld a été reconnu comme le dirigeant d’une association criminelle ayant pour but de créer des bordels en Belgique. Une condamnation auquel « Dodo la Saumure » s’attendait.

« Dodo la Saumure » est condamné à 5 ans de prison

©AFP

Dominique Alderweireld, cité dans l’affaire de prostitution du « Carlton de Lille », a été condamné à 5 ans de prison avec sursis pour proxénétisme en Belgique et à une amende de 5.000 euros, ou deux mois de prison.

Poursuivi avec sept autres prévenus pour proxénétisme, traite des êtres humains, vente de cocaïne, faux et usage de faux, blanchiment et infraction au droit pénal social, dans le cadre d’une association de malfaiteurs entre 2000 et 2009, le proxénète le plus célèbre de France risquait dix ans de prison.

« Je pense que je vais être condamné », expliquait Dominique Alderweireld, quelques heures avant la remise du jugement.

La présidente du tribunal correctionnel de Tournai a justifié cette peine par « l’incapacité totale d’amendement » de l’accusé de 63 ans, dont la compagne et associée, Béatrice Legrain, a dans le même temps été condamnée à 3 ans de prison avec sursis.

En France, le ministère public a également réclamé la confiscation de plusieurs millions d’euros qu’auraient rapportés les établissements gérés par Dominique Alderweireld entre 2000 et 2009 le long de la frontière franco-belge.

« Je suis le seul poursuivi alors qu’il y a 3.500 bordels en Belgique. Le nier, c’est refaire le procès de Galilée et dire que le soleil tourne autour de la terre », estimait le truculent sexagénaire qui envisage déjà de faire appel.

« Dodo la Saumure », qui tire son surnom du bain salé dans lequel on fait mariner les maquereaux, a connu une notoriété subite lorsque son nom a été associé en 2011 à celui de Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire de prostitution du Carlton de Lille (nord de la France).

Il nie avoir fourni des prostituées aux amis nordistes de « DSK », bien que sa compagne et associée Béatrice Legrain ait indiqué avoir accompagné une prostituée à un rendez-vous libertin à Paris avec l’ancien chef du FMI.

May (avec AFP)