Sommet européen : à quoi vont servir les 120 milliards

Rédaction en ligne

vendredi 29 juin 2012, 10:11

Les dirigeants de la zone euro se sont mis d'accord sur un pacte de croissance pour améliorer le financement de l'économie à hauteur de 120 milliards d'euros. Explications.

 Sommet européen : à quoi vont servir les 120 milliards

Herman Van Rompuy © AFP

L‘objectif d'un pacte de croissance est de contrebalancer, au niveau européen, les effets négatifs des politiques de rigueur, explique le Figaro qui reprend la définition du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, il s'agit de trouver les moyens de renforcer le potentiel productif de chaque pays. En clair, de mener des réformes structurelles de nature à « faciliter les activités des entrepreneurs », car « la création de nouvelles entreprises et la création d'emplois sont cruciales ».

Donc là au sommet européen, l'ensemble des pays européens se sont entendus pour respecter un ensemble de critères pour coordonner leurs politiques budgétaires nationales et d'éviter l'apparition de déficits publics excessifs.

Quelles mesures concrètes vont être mises en place ?

Les responsables de la zone euro se sont mis d'accord sur la mise en place d'ici la fin de l'année d'un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, par l'intermédiaire du Fonds de secours de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES).

Il s'agissait d'une demande forte de l'Italie et surtout de l'Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n'alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.

Les Bourses européennes se sont envolées vendredi matin après l'accord surprise conclu dans la nuit à Bruxelles entre les dirigeants de la zone euro.

Que représente ces fameux 120 milliards ?

120 milliards d'euros, c'est un pour cent du PIB (produit intérieur brut) européen. En soi, ce n'est pas un montant dérisoire. Mais il est très, très loin de compenser l'impact des mesures d'austérité que s'imposent la plupart des Etats-membres. Ainsi, selon les instituts d'analyse économique IMK (Allemagne), OFCE (France) et Wifo (Autriche), les politiques d'austérités auront eu pour effet, entre 2010 et 2013, de réduire de près de 7 points de pourcentage le PIB de la zone euro.

Mais encore…

A plus long terme, M. Van Rompuy a annoncé que les dirigeants de la zone euro avaient donné leur feu vert à une feuille de route dans le but de renforcer l'union économique et monétaire. Ce renforcement s'appuierait sur « quatre piliers » : un cadre financier, un cadre budgétaire, un cadre en matière de politique économique et un renforcement du contrôle démocratique. De premières propositions en ce sens seront présentées en octobre, a-t-il dit.

P.LA. (avec AFP)