Les Mexicains élisent leur président et leur Parlement

Rédaction en ligne

dimanche 01 juillet 2012, 10:24

79,5 millions de Mexicains sont appelés aux urnes lors d’élections présidentielle et législatives pour décider s’ils veulent, comme le prévoient les sondages, le retour au pouvoir du vieux Parti révolutionnaire institutionnel. Dans un pays traumatisé par la violence liée aux narcotrafiquants.

Les Mexicains élisent leur président et leur Parlement

©AFP

Trois candidats principaux sont en lice, pour le scrutin présidentiel qui se jouera à un seul tour, à la majorité simple.

Enrique Peña Nieto, le télégénique candidat du PRI, 45 ans, ancien gouverneur de l’Etat de Mexico, dipose avec environ 45 % des intentions de vote, d’une large avance sur ses concurrents dans les dernières enquêtes d’opinion. Au pouvoir de 1929 à 2000, le PRI est toutefois contesté par de larges secteurs de l’opinion pour avoir son histoire marquée par l’autoritarisme et de corruption.

Andres Manuel Lopez Obrador, 58 ans, ancien maire de Mexico (2000-2005) et candidat malheureux à la présidentielle en 2006, représentera la coalition de trois partis de gauche. Placé en seconde position dans les sondages, il se dit confiant que sa progression au fur et à mesure de la campagne le place cette fois-ci en tête à l’arrivée, ce qui serait une première pour la gauche au Mexique.

En dernière position dans les sondages arrive Josefina Vazquez Mota, 51 ans, la candidate du Parti gouvernemental, le Parti action nationale (PAN, conservateur) du président sortant Felipe Calderon, qui n’est pas rééligible selon la constitution.

Plus de 50.000 morts

Dépassée en cours de campagne par Lopez Obrador, la première femme d’un grand parti candidate à la présidence mexicaine risque de pâtir de l’impopularité de la guerre engagée dès son arrivée au pouvoir en décembre 2006 par le président Calderon, avec l’appui massif de l’armée.

Les plus de 50.000 morts générés par les violences liées aux narcotrafiquants depuis cette date peuvent peser lourd dans la balance électorale, ainsi que l’accroissement de la pauvreté qui touche 46 % de la population.

L’un des intérêts du scrutin résidera aussi dans les élections législatives qui ont lieu simultanément, avec le renouvellement des 500 députés et 128 sénateurs. Si le PRI remporte aussi le scrutin législatif, un parti pourrait disposer de la présidence et d’une majorité absolue au Parlement pour la première fois depuis 1997.

La tendance du scrutin devrait être connue à 20 heures locales ce dimanche (2 heures du matin HB) grâce aux estimations de sortie des bureaux de plusieurs médias et officialisée à 23h45 locales (5h45 lundi) par l’Institut fédéral électoral (IFE), sur la base d’un échantillon représentatif de votes dépouillés.

Le président élu prendra ses fonctions le 1er décembre.

(D’après AFP)