Syrie : L’inaction de l’ONU donne « un permis de massacrer » à Bachar al-Assad

Rédaction en ligne

vendredi 13 juillet 2012, 23:19

Pour le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, l’inaptitude du Conseil de sécurité de l’ONU à mettre la pression sur le président de la Syrie équivalait à lui octroyer « un permis de massacrer ». Hollande de son côté presse la Chine et la Russie d’agir dans leur intérêt.

Syrie : L’inaction de l’ONU donne « un permis de massacrer » à Bachar al-Assad

© AFP

S’exprimant après la tuerie de Treimsa, Ban Ki-moon a poussé le Conseil de sécurité, actuellement très divisé, à « envoyer un message fort à tout le monde pour dire qu’il y aura des conséquences » si le plan de paix prôné par l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan n’est pas respecté.

Cette déclaration intervient suite à l’appel de la communauté internationale à l’ONU d’agir contre une « escalade scandaleuse » de la violence en Syrie, après la mort d’au moins 150 personnes dans le centre du pays, l’opposition dénonçant un massacre tandis que le régime évoquait une opération antiterroriste.

L’émissaire international pour la Syrie, Kofi Annan, a estimé que Damas avait « bafoué » les résolutions de l’ONU en faisant usage d’armes lourdes à Treimsa, près de Hama (centre).

Il est désormais « impératif » que le Conseil de sécurité de l’ONU fasse pression pour que le plan de paix soit appliqué.

Hollande lance un message à la Chine et à la Russie

Le président François Hollande s’est adressé « aux Russes et aux Chinois » en prévenant que s’ils refusaient des sanctions contre ce pays, « c’est le chaos et la guerre qui s’installer(aient) au détriment de leurs intérêts ».

Interrogé sur le massacre de Treimsa en Syrie, il a déclaré : « L’effroi, nous le partageons, nous le ressentons, mais nous ne pouvons pas en rester là ». « Si nous avons chaque jour des morts, c’est qu’un régime a décidé d’utiliser la force pour écraser sa propre population. Ca met encore davantage certains des pays qui s’opposent à ce que le Conseil de sécurité puisse prendre une résolution aggravant les sanctions ou l’action plus vigoureuse des Nations unies devant leurs propres responsabilités », a-t-il ajouté.

Comme on lui demandait s’il était favorable à une résolution permettant une intervention militaire, le président français a répondu : « Essayons de chercher la transition politique et qui pourrait être traduite dans une résolution ».

Pour lui, il faut que Bachar al-Assad « puisse laisser la place et qu’un gouvernement de transition puisse s’installer ».

JPM avec AFP