Washington dénonce les lois contre la burqa

Rédaction en ligne

lundi 30 juillet 2012, 23:35

Les Etats-Unis ont critiqué les lois contre la burqa en France et en Belgique. Washington dénonce une poussée de l’antisémitisme et de l’hostilité à l’égard des musulmans.

Washington dénonce les lois contre la burqa

©AP

La secrétaire d’État Hillary Clinton a jugé que « le monde faisait marche arrière » dans la protection de la liberté religieuse, « ce droit humain si caractéristique de sociétés stables, sûres et en paix ».

Dressant une carte pays par pays, le département d’État a voulu mettre en exergue, 18 mois après le début du Printemps arabe, « les conséquences des transitions politiques et démographiques sur les minorités religieuses, l’impact des conflits sur la liberté religieuse ainsi que la poussée de l’antisémitisme ».

Mais les Etats-Unis ont réservé leurs critiques les plus acerbes à l’Europe. Ces « pays sont de plus en plus divers en termes ethniques, raciaux et religieux » mais « ces évolutions démographiques s’accompagnent parfois d’une augmentation de la xénophobie, de l’antisémitisme et de sentiments antimusulmans », déplore Washington.

Surtout, souligne le département d’État, « de plus en plus de pays en Europe, dont la Belgique et la France, ont des lois restreignant le code vestimentaire qui pénalisent des musulmans », en allusion aux législations contre le voile intégral.

Les Etats-Unis expriment régulièrement leur désaccord avec Paris sur ce dossier. Porter ou non un vêtement religieux « doit être un choix personnel », a insisté Suzan Johnson Cook, ambassadrice des Etats-Unis pour les libertés religieuses.

La loi française interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public est appliquée depuis le 11 avril 2011. Avant d’être élu, le président de la République François Hollande s’était engagé à la conserver.

La Belgique a adopté la même législation en juillet 2011.

La semaine dernière, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, avait appelé notamment Paris et Bruxelles à « renoncer aux lois et mesures visant spécialement les musulmans ».

(AFP)