Paul Watson, le pirate écolo visé par Interpol

Rédaction en ligne

mercredi 08 août 2012, 16:23

Interpol a exigé l’arrestation de Paul Waston, activiste écologiste en cavale et soupçonné d’avoir attenté à la vie d’un équipage costaricien en 2002.

Paul Watson, le pirate écolo visé par Interpol

AFP

Depuis le 22 juillet, Paul Waston, assigné à résidence en Allemagne, n’a plus donné de signe de vie aux autorités du pays. L’ancien membre fondateur de Greenpeace, intercepté au mois de mai à l’aéroport de Francfort avait été relâché par la police allemande, sous caution. En contrepartie, le militant écologiste devait se présenter deux fois par jour au commissariat jusqu’à ce que la cour d’appel ne rende son jugement.

Recherché activement par les autorités Costariciennes, Paul Watson est accusé d’avoir violé le droit international maritime en mettant en danger la vie d’un équipage d’un bateau costaricien au large du Guatemala lors du tournage de son documentaire Sharkwater (2006).

Les méthodes musclées de Sea Sheperd

Voguant depuis 1977 aux quatre coins du globe à la poursuite des braconniers, le capitaine Watson et son équipage sont connus pour leurs méthodes d’un genre musclés, ne rechignant pas à pointer le canon à eau sur les embarcations illégales ou à jeter du beurre rance pour rendre invendable le produit de leur pêche. Pour autant, le pirate sexagénaire nient avoir tenté d’éliminer les membres de l’équipage costaricien du Varadero comme l’affirment les plaignants. Paul Watson entend d’ailleurs écarter sa culpabilité en s’appuyant sur le passage du documentaire Sharkwater qui montre « l’attaque » du navire Varadero par son équipage.

« Un Complot allemand et japonais »

Craignant que les autorités allemandes ne le transfère à la justice japonaise, qui traite de nombreuses plaintes de baleiniers endommagés par Sea Sheperd et ses activistes engagés dans la défense des baleines, Paul Watson a préféré quitter l’Allemagne et s’en explique dans un message posté sur le site internet de son ONG. Il y dit être « dans un endroit de la planète à l’aise et en sécurité, loin des magouilles des dirigeants qui ont fermé les yeux sur l’exploitation de nos océans. »

Et y accuse le gouvernement allemand d’être « le jouet du Japon qui veut réduire au silence » son ONG et y affirme que les autorités du pays ont « comploté avec le Japon et le Costa Rica pour (le) mettre en détention, afin qu’(il) puisse ensuite être remis aux Japonais. »

Une ligne suivie par la tête de l’organisation. Mercredi, l’ONG a réagi vivement à l’annonce d’Interpol, dénonçant « une bataille répondant à des motivations politiques ».

Alicia Bourabaa (St.)