Ahmadinejad traite Israël de « tumeur cancéreuse »

Rédaction en ligne

vendredi 17 août 2012, 22:21

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a également affirmé qu’Israël allait bientôt disparaître. Des propos qui ont choqué l’Occident.

Ahmadinejad traite Israël de « tumeur cancéreuse »

Le président iranien (AFP)

« Le régime sioniste est une tumeur cancéreuse (...). Les pays de la région vont en finir prochainement avec la présence des usurpateurs sionistes sur la terre de Palestine », a déclaré M. Ahmadinejad devant les manifestants réunis à l’université de Téhéran pour la prière collective.

La télévision iranienne a montré les images de foules importantes de manifestants à travers le pays venues participer à la journée de Qods organisée chaque année par le pouvoir lors du dernier vendredi du mois de ramadan en solidarité avec les Palestiniens et contre Israël.

« Ils (Occidentaux, ndlr) disent qu’ils veulent un nouveau Proche-Orient, nous voulons aussi un nouveau Proche-Orient mais dans le nôtre il n’y a aura plus de traces des sionistes », a dit encore M. Ahmadinejad dans ce discours prononcé dans un contexte de tension croissante entre l’Iran et l’Etat hébreu.

« Les sionistes partiront et la domination américaine sur le monde prendra fin », a-t-il ajouté alors que son discours était ponctué par des cris de « mort à Israël » et « mort à l’Amérique ».

A Washington, la Maison Blanche a qualifié ces déclarations de « choquantes » et « haineuses », tandis que Paris a dénoncé des propos outranciers et « totalement inacceptables ».

Doubles attaques

Mercredi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait déjà affirmé qu’Israël, « excroissance sioniste artificielle », allait disparaître.

De nombreux manifestants à la journée d’al-Qods brandissaient aussi des portraits du Guide de la République islamique l’ayatollah Ali Khamenei et de l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ainsi que des drapeaux du Hezbollah libanais.

La journée d’al-Qods a été marquée par des rassemblements à Beyrouth, à Gaza et dans les régions de l’est de l’Arabie saoudite, où vit une importante minorité chiite.

Une riposte énorme

Dans un discours restransmis sur écran géant lors du rassemblement de Beyrouth, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a menacé les Israéliens d’un « enfer » en cas d’attaque au Liban, mais aussi d’une riposte « énorme » si l’Etat hébreu frappait l’Iran.

Ces dernières semaines, les médias israéliens se sont largement fait l’écho d’informations selon lesquelles une action militaire israélienne contre le programme nucléaire iranien serait imminente, même si la perspective divise les responsables du pays.

Avec l’aide des USA ?

Le président israélien Shimon Peres a provoqué une polémique en déclarant jeudi qu’il était clair qu’Israël ne pouvait attaquer l’Iran sans l’aide des Etats-Unis, lors d’une interview à une chaîne de télévision israélienne.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast a exclu la possibilité d’une attaque israélienne: « Nous sommes certains qu’ils (les dirigeants israéliens) font des calculs et que leurs amis (occidentaux) leur ont bien dit quelle serait la réaction de l’Iran ».

Seule puissance nucléaire officieuse de la région, Israël considère que son existence serait menacée si Téhéran disposait de la bombe atomique.

Malgré les démentis iraniens, les Occidentaux soupçonnent des visées militaires dans le programme nucléaire de Téhéran.

APS avec l’AFP.