Closer : les photos de Kate « ne sont en aucun cas dégradantes »

Rédaction en ligne

lundi 17 septembre 2012, 07:03

William et Kate ont porté plainte au pénal et civil contre Closer qui a publié des photos seins nus de Kate Middleton. Le magazine Closer s'est expliqué sur son site.

Closer : les photos de Kate « ne sont en aucun cas dégradantes »

Le prince William et Kate Middleton (AP)

Le prince William et son épouse vont déposer une plainte au pénal en France, a indiqué dimanche le palais Saint-James dans un communiqué. Cette plainte s'ajoute à une procédure civile déjà entamée contre le magazine français Closer.

Closer : « Un jeune couple en vacances »

Sur le site internet de Closer, la direction du magazine a réagi après la publication des photos de Kate et William face à l'afflux de commentaires apparemment pas toujours positifs.

« À la suite des commentaires suscités par la publication des photos de Kate et William dans le magazine Closer France, la direction du magazine Closer en France tient à apporter les précisions suivantes.

Il s'agit de l'édition française de Closer et non de l'édition anglaise qui n'est pas concernée.

Les photos que nous avons sélectionnées ne sont en aucun cas dégradantes. Elles montrent un jeune couple en vacances, beau, amoureux et moderne dans leur vie normale. L'article relate le séjour que le couple a récemment passé dans le sud de la France. »

Chi, magazine italien, publie les photos

L'hebdomadaire people italien, Chi, a sorti ce lundi une édition extraordinaire pour publier des photos de la duchesse de Cambridge seins nus ou en train de mettre de la crème solaire à son mari, le prince William. « Kate Middleton - Scandale à la cour: la reine est nue! » titre en Une le magazine sur fond de trois photos: la plus grande montre Kate topless derrière la balustrade d'une terrasse, la seconde en train d'enlever son haut, et la troisième en train de mettre de la crème solaire sur les épaules de William.

Closer et Chi font partie du groupe d'édition Mondadori, contrôlé par l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et sa famille. Marina Berlusconi, fille de Silvio et présidente de Mondadori, a défendu cette décision au nom de la liberté éditoriale. « La Mondadori est une maison d'édition qui utilise de la meilleure manière possible cette liberté et cette autonomie que les actionnaires lui ont toujours reconnues, et à cette occasion aussi elle s'est bornée à faire son métier », écrit Mme Berlusconi dimanche dans une lettre ouverte.

Audience à 18 heures en France

L'audience en référé, intentée pour « atteinte à la vie privée », est prévue à 18H00 à Nanterre, dans la proche banlieue ouest de Paris.

Un porte-parole des services du prince a confirmé dimanche que lors de cette audience, William, second dans l'ordre de succession de la couronne, et son épouse ne demanderont pas de dommages et intérêts pour ces photographies prises au téléobjectif pendant leurs vacances en Provence, dans le sud de la France.

En revanche, a averti le porte-parole, une fois obtenue lundi « une injonction interdisant (à Closer) d'utiliser les photos », « cela conduira à un procès plus long où des dommages et intérêts seront réclamés ».

Lundi, selon une source proche du dossier, ils réclameront que Closer ait interdiction de rééditer son numéro et surtout qu'il ne puisse pas céder ou diffuser les photos qui ont outré les Britanniques, ceci valant pour le web, notamment pour le site internet de Closer.

Si le droit français est l'un des plus sévères au monde en matière de protection de la vie privée avec des condamnations quasi automatiques, les peines sont rarement dissuasives pour les médias qui l'enfreignent. Et si la presse britannique refuse pour l'heure de publier les clichés, les digues auront du mal à tenir ailleurs.

P.LA (avec AFP)