Climat : Kyoto non négociable pour les pays émergents

Rédaction en ligne

jeudi 10 décembre 2009, 13:51

Les grands pays en développement réaffirment leur attachement au Protocole de Kyoto qui reste « l'instrument légal » appelant l'ensemble des pays industrialisés à réduire de 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport à 1990, dans un document publié jeudi.

Climat : Kyoto non négociable pour les pays émergents

©AP

Cette position a été arrêtée le 30 novembre lors d'une réunion à huis clos à Pékin associant la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil et dont le quotidien français Le Monde publie jeudi pour la première fois copie sur son site internet (www.lemonde.fr).

Ce texte a été conçu comme un projet d'accord par les pays en développement, énumérant leurs critères de succès pour l'accord de Copenhague. Il avait été rédigé comme un contre-feu à un « brouillon », jugé inacceptable, de la présidence danoise, qui a circulé au cours des dernières semaines.

Le texte, qui met en avant l'objectif de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à deux degrés, réclame une seconde période d'engagement de réduction des émissions des pays riches entre 2013 et 2020, qui « reprendraient les engagements qui leur étaient assignés sur la première phase (2008-2012) multipliés par huit ».

Il demande aux « pays développés qui ne sont pas parties au Protocole », à savoir les Etats-Unis, se souscrire aux mêmes engagements que ceux de Kyoto. Et ces réductions doivent être « conduites nationalement » et non pas par des mécanismes de compensation à l'extérieur de leurs frontières.

Le Protocole additionnel à la convention de l'ONU sur les changements climatiques, le Protocole de Kyoto, conclu en décembre 1997, visait une réduction mondiale des émissions d'au moins -5 % en 2012 par rapport à 1990.

En multipliant ces objectifs par huit, les pays industrialisés sont appelés à réduire leurs émissions de 40 % en 2020 par rapport à 1990.

Cette réduction vise le haut de la fourchette (- 25 à 40 % en 2020) recommandée par les scientifiques pour limiter la hausse à 2ºC.

AFP