Obama appelle à un accord, même imparfait, sur le climat

Rédaction en ligne

vendredi 18 décembre 2009, 15:20

Le président américain Barack Obama a appelé vendredi à Copenhague les leaders de la planète à conclure un accord même « imparfait » pour lutter contre le réchauffement climatique, en appelant chacun au compromis. Il n’a pas fait d’annonce nouvelle concernant les engagements de son pays.

« Nous n’avons plus beaucoup de temps », a prévenu M. Obama en séance plénière. « A ce stade, la question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l’action », a-t-il ajouté.

L’Inde appelle à prolonger les négociations en 2010

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a appelé vendredi à Copenhague à prolonger les négociations sur le climat en 2010 pour parvenir à un accord.

« L’issue (de Copenhague) risque de s’avérer en deçà de nos attentes », a estimé M. Singh devant le sommet climat des Nations unies.

Par conséquent, il a appelé à poursuivre des « négociations pour construire un accord réellement global et une réponse authentiquement solidaire au changement climatique dans le courant de l’année 2010 ».

Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama a appelé vendredi lors de la conférence climat de Copenhague à un accord politique « robuste » même s’il n’est « pas nécessairement parfait ».

AFP

« Je suis sûr que certains considèrent ça comme un cadre imparfait », a-t-il déclaré après avoir décrit les conditions possibles d’un accord discutées à Copenhague. « Aucun pays ne pourra obtenir tout ce qu’il souhaite », a-t-il ajouté, appelant les leaders à faire des compromis.

« Ces discussions internationales ont lieu depuis près de deux décennies (…) Le temps des paroles est révolu », a-t-il lancé aux plus de 120 chefs d’Etat réunis en sommet.

« Nous pouvons adopter cet accord, faire un pas significatif en avant et continuer ensuite à l’améliorer en construisant sur cette base », a-t-il lancé aux plus de 120 chefs d’Etat réunis en sommet.

« Nous pouvons le faire, et tous ceux qui sont présents dans cette salle prendront part à une aventure historique, pour assurer une vie meilleure à nos enfants et nos petits-enfants ».

Le président américain, dont le discours était très attendu, n’a pas fait d’annonce nouvelle concernant les engagements de son pays, que ce soit en termes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, d’aide financière pour les pays en développement, ou d’exigence de transparence vis-à-vis des grands pays émergents, au premier rang desquels la Chine.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a annoncé jeudi que les Etats-Unis étaient prêts à contribuer à une enveloppe de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 dans le cadre d’un accord sur le climat à condition que les grands pays émergents fassent preuve de transparence.

Fin novembre, la Maison Blanche avait annoncé les chiffres américains pour Copenhague : baisse de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2005 (soit environ -4 % par rapport à 1990) et de 42 % en 2030 par rapport à 2005.

AFP