Un être humain sur sept est victime de sous-alimentation

Rédaction en ligne

mercredi 30 mai 2012, 12:36

Les pertes et gaspillages alimentaires à l’échelle mondiale sont estimés à 1,3 milliard de tonnes par an.

Un être humain sur sept est victime de sous-alimentation

José Graziano da Silva © AFP

Un être humain sur sept est victime de sous-alimentation, indique le directeur général de l’agence de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), dans un rapport publié ce mercredi en vue du sommet qui se tiendra du 20 au 22 juin à Rio de Janeiro.

« Le développement ne peut être qualifié de durable tant que persiste cette situation où près d’un être humain sur sept est laissé pour compte, victime de sous-alimentation », estime José Graziano da Silva en vue de la conférence des Nations unies sur le développement durable « Rio + 20 ».

Le rapport exhorte les gouvernements à intégrer des mesures d’incitation à la consommation et à la production durables, à promouvoir le bon fonctionnement et l’équité des marchés agricoles et alimentaires et à investir des ressources publiques dans l’innovation et les infrastructures.

Selon le rapport, les trois quarts des pauvres et des affamés de la planète vivent dans les zones rurales, et la plupart d’entre eux dépendent de l’agriculture et des activités qui s’y rattachent pour vivre.

En outre, 40 % des terres dégradées de la planète se trouvent dans des zones où sévissent des taux élevés de pauvreté.

« La faim met en branle un cercle vicieux de baisse de productivité, de pauvreté croissante, de ralentissement du développement économique et de dégradation des ressources », explique le rapport.

Selon la FAO, les systèmes de consommation et de production alimentaires doivent obtenir « plus avec moins » : « Nous devons passer à des régimes alimentaires nutritifs ayant une empreinte écologique mineure, et réduire les pertes et gaspillages d’aliments tout au long de la filière alimentaire ».

La FAO estime que les pertes et gaspillages alimentaires à l’échelle mondiale s’élèvent à 1,3 milliard de tonnes par an, ce qui correspond à plus de 10 % des apports caloriques mondiaux.

Sous l’angle de la production, il faut cibler l’appauvrissement des sols, des eaux et des nutriments, les émissions de gaz à effet de serre, la pollution et la dégradation des écosystèmes naturels, souligne le rapport.

L’élevage à lui seul exploite 80 % des superficies cultivées et des pâturages mondiaux et l’agriculture est responsable d’environ 30 % des émissions totales de gaz à effet de serre.

La conférence de Rio intervient 40 ans après la Conférence internationale de Stockholm sur l’environnement en 1972, vingt ans après la Conférence internationale de Rio sur l’environnement et le développement en 1992, et dix ans après le Sommet mondial du développement durable à Johannesburg en 2002.

Les objectifs et thèmes de la Conférence Rio+20 ont été fixés dans une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée le 9 décembre 2009, et son but est notamment de renouveler l’engagement politique en faveur du développement durable.

(AFP)