Un nouveau traitement contre le cancer de la prostate

Rédaction en ligne

samedi 02 juin 2012, 14:43

Un nouveau traitement a freiné la propagation de cancers métastasés de la prostate de près de 60% chez des hommes ne répondant plus aux thérapies hormonales et pas encore traités par la chimiothérapie.

Cette molécule, l’acétate d’abiratérone, commercialisée sous le nom de Zytiga par le laboratoire américain Johnson & Johnson, retarde ainsi le développement de la douleur et la détérioration de l’état général du malade, préservant beaucoup plus longtemps sa qualité de vie et étendant sa longévité.

« Ce médicament prolonge des vies et donne aux malades plus de temps durant lequel ils ne ressentent pas de douleur résultant de la progression du cancer », explique le Dr Charles Ryan, professeur de médecine clinique à l’Université de Californie à San Francisco (ouest), principal auteur de cette étude clinique internationale.

L’essai clinique a été mené avec 1.088 hommes -- diagnostiqués de leur cancer de la prostate cinq ans auparavant en moyenne -- dans 151 centres de traitement du cancer en Amérique du nord, en Europe et en Australie.

La moitié des participants a pris un placebo avec du prédnisone, un stéroïde, tandis que l’autre partie a été traitée avec du Zytiga et également du prédnisone.

Dans le groupe du Zytiga, les malades ont eu un répit de près de 16 mois avant que leur cancer métastasé de la prostate n’empire de nouveau, comparé à 8,3 mois dans l’autre groupe, précise le Dr Ryan.

Le Zytiga est l’un des nouveaux traitements les plus prometteurs contre le cancer de la prostate qui paraît prolonger la vie des malades de façon importante en ciblant la sécrétion hormonale dont se nourrit la tumeur cancéreuse.

Cette étude est la première à montrer une prolongation des bienfaits du Zytiga dans un groupe particulier de patients atteints d’un cancer métastasé de la prostate, souligne encore le Dr Ryan.

Il a noté qu’il s’agissait « d’une analyse intermédiaire des résultats de cet essai clinique dont les conclusions finales seront achevées en 2014 ».

Mais « il apparaît d’ores et déjà que ce médicament -administré par voie orale- pourrait être utilisé à des stades plus précoces du cancer de la prostate et être ainsi prescrit à un plus grand nombre de patients », selon ce médecin.

AFP