Sida : deux fois plus de risques cardiovasculaires chez les séropositifs

Rédaction en ligne

dimanche 22 juillet 2012, 22:43

Selon une étude américaine, les personnes infectées du virus du sida ont deux fois plus de risques d’avoir une crise cardiaque ou une attaque cérébrale que le reste de la population. Cette étude est présentée lors de la 19e Conférence internationale sur le sida.

Sida : deux fois plus de risques cardiovasculaires chez les séropositifs

©Belga

L’accroissement du risque cardiovasculaire chez ces patients, tous sous traitement antirétroviral, semble dû à une inflammation des artères, précisent les auteurs de cette recherche parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) et présentée au premier jour de la 19e Conférence internationale sur le sida qui réunit 25.000 participants de 190 pays à Washington jusqu’au 27 juillet.

« Plusieurs études récentes, y compris une que nous avons menée, ont montré que les personnes infectées par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) ont environ deux fois plus de risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral » que les sujets non infectés, explique le Dr Steven Grinspoon, du Massachusetts General Hospital, principal auteur de ces travaux. « Ces nouvelles données laissent penser que l’inflammation artérielle serait provoquée par un mécanisme qui active le système immunitaire et augmenterait ainsi le risque cardiovasculaire chez ces patients », relève-t-il.

Pour cette étude, les chercheurs ont analysé les résultats du scanner des artères de 81 participants, dont un tiers (27) étaient infectés par le VIH, sous antirétroviraux et sans antécédents connus de maladie cardiovasculaire. Un autre tiers étaient séronégatifs et sans maladies des artères, tandis qu’un troisième groupe était formé de 27 personnes séronégatives souffrant d’athérosclérose.

Les images du scanner ont montré que les niveaux d’inflammation dans l’aorte des séropositifs étaient nettement plus élevés que ceux du groupe séronégatif sans maladies vasculaires. Ces niveaux étaient comparables à ceux des participants séronégatifs souffrant d’athérosclérose.

AFP