PIP : les implants mammaires seront plus contrôlés

FREDERIC SOUMOIS

vendredi 14 septembre 2012, 16:55

Le gouvernement a approuvé le « plan implants » de Laurette Onkelinx. Un plan destiné à assurer a traçabilité des implants médicaux, entièrement financé par le secteur.

Le conseil des ministres a adopté ce vendredi des mesures afin de mieux contrôler la qualité et la provenance des implants et prothèses implantées en Belgique. En cause, le scandale PIP, du nom d'une firme qui a mis sur le marché des prothèses de mauvaise qualité, provoquant leur rupture et leur remplacement prématuré. Des actions judiciaires sont en cour, ces ruptures ayant pu provoquer des intoxications ou des inflammations graves, voire des décès. Le patron de la firme est sous les verrous depuis plusieurs mois.

En Belgique, on avait été incapable de dire combien de femmes ont été implantées avec des produits de cette marque, aucun registre global n'existant. Il avait fallu interroger les archives de chaque clinique et chaque hôpital, une technique tout à fait inappropriée en cas d'urgence sanitaire.

Un système pour 2016

La ministre de la santé a donc négocié avec le secteur des implants un plan « d'auto-contrôle » qui crée notamment ce registre : ses mesures-clés sont l'identification, la traçabilité, le contrôle et la matériovigilance. Il sera complètement opérationnel en 2016. Les prothèses devront notamment passer obligatoirement par les pharmaciens. La plupart des prothèses implantées en Belgique avaient été introduites dans notre pays, tout à fait légalement, par un commercial qui en avait entassé quelques centaines dans le coffre de son break ! Ce ne devrait plus être possible dans le futur…

En France, 12.345 femmes se sont fait retirer leurs prothèses dont 8.460 à titre préventif. Une opération gratuite, mais pas le remplacement de la prothèse si celle-ci avait été posée pour des raisons esthétiques.

Combien de femmes ont fait le même geste en Belgique ? C'est dans le Soir de ce week-end