L’e-commerce entre dans les mœurs

Rédaction en ligne

vendredi 01 juin 2012, 19:39

Les clients du web dépensent 163 euros par mois. Ce n’est pas vraiment ce que l’on pourrait qualifier de percée extraordinaire.

Entre 2011 et 2012, le nombre de Belges achetant des biens ou des services sur Internet est passé de 45 à 46 %, selon une enquête présentée ce vendredi par Comeos, la fédération du commerce et des services.

Alors quoi de neuf en matière d’e-commerce, si ce n’est ce petit pour cent ? « On remarque surtout que les montants déboursés sur le net augmentent, estime Dominique Michel, administrateur délégué. Le Belge dépense ainsi en moyenne 163 € par mois, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année dernière. Aussi, il s’agit de plus en plus d’achats de substitution, qu’il aurait de toute façon réalisé ailleurs, et plus uniquement de nouveaux achats effectués comme des « tests », par curiosité. »

C’est principalement (et dans l’ordre) pour s’offrir des nuitées d’hôtel, des vêtements et des chaussures, des tickets de spectacle, des titres de transport et des livres que le consommateur fréquente les sites de vente, dans la majorité des cas (54 %) tous les 3 à 6 mois. Et ce essentiellement pour gagner du temps, faire son shopping 24/24h et dénicher des belles promos.

Comeos a également divisé le commerce online en quatre catégories. D’abord les secteurs qualifiés de « latents », qui attirent peu de chalands et n’en attireront sans doute pas davantage à l’avenir (meubles, jouets, voitures, jardinage…), puis les « potentiels », ceux qui pourraient connaître une belle progression dans les prochains mois (supermarchés, musique numérique…) Viennent ensuite les secteurs en plein boom (électros, ordinateurs, ticketing…) et enfin ceux qui se stabilisent, avec beaucoup de clients mais sans grande possibilité de croissance (vêtements, chaussures, CD/DVD).

Même si la confiance du « webshopper » s’améliore, plusieurs freins subsistent. Certains préfèrent voir et toucher le produit, d’autres rechignent à diffuser leurs données personnelles sur la Toile. Il y a aussi ceux qui craignent les problèmes de sécurité liés au paiement. « Cela reste un facteur dissuasif, confirme Dominique Michel. Pourtant, seuls 2 % des répondants ont rencontré des soucis de ce type. Comme aux Pays-Bas, il faudrait simplifier le système et créer une plateforme standardisée qui regrouperait tous les systèmes de paiement. J’espère bientôt lancer ce chantier, je compte en parler avec les banques. Mais comme tout le monde a des intérêts divergents, cela risque de prendre du temps et d’être compliqué… »

M.Gs.