Coup de foudre à Venise pour Jessica Chastain

NICOLAS CROUSSE

lundi 05 septembre 2011, 18:38

Jessica Chastain, que l’on a vue récemment dans « Tree of Life », est à Venise pour « Wilde Salome. Une actrice époustouflante qui respire la grâce. Nicolas Crousse, notre envoyé spécial à Venise, en est tombé amoureux.

Coup de foudre à Venise pour Jessica Chastain

Jessica Chastain, © EPA

Attention, danger ! Jessica Chastain, la Salome de Pacino dans « Wilde Salome », la Mrs. O’Brien maternelle et protectrice de « Tree of Life » (Palme d’Or à Cannes dans le dernier Terrence Malick), est dans la place : à Venise, sur le Lido, au palais du Casino, à quelques pas de moi !

Attention, oui, parce que cette femme-là, non contente d’être une actrice époustouflante, tant dans la grâce (« Tree of life ») qu’en petite fille capricieuse doublée d’une diablesse au potentiel de monstre (« Wilde Salome »), transporte en chacun de ses mouvements une beauté insensée et une âme désarmante. Qui transforme votre reporter marinier en loup de Tex Avery, langue pendue et sourire de crétin.

Alors oui, c’est comme ça, aucun doute, aucune contestation possible : Jessica Chastain est la plus belle. Lèvres rouges et pulpeuses, peau blanche, chevelure rousse, regard bleu sombre, Jessica Chastain est, je le confesse et le clame ici haut et fort, mon odalisque, ma muse.

L’obscur objet de mon désir. Et lorsque, quittant la salle de presse du Casino, alors que la plèbe des journalistes se jette sur Al Pacino, en quête d’un vulgaire autographe, je la vois qui s’approche de moi au ralenti, j’entends le piano de Clayderman, les violons de Francis Lay dans « Love-story », le clavier de Rachmaninov dans « Sept ans de réflexion » (Billy Wilder) ou la voix susurrante d’Umberto Tozzi. « Ti amo, Jessica », hurle alors mon cerveau déglingué.

Mais rien ne vient. Aucun son ne sort de ma bouche. Un ange roux passe en me frôlant. Me caresse un bref instant de la paupière des yeux. Puis, c’est le black-out. Je perds furtivement la conscience. Pour mieux, une fois bien dégrisé, la retrouver. Et me réjouir d’apprendre, tout compte fait, que Jessica vit de toute façon sur la cote Est des Etats-Unis. Que, Dieu merci, nous n’aurons pas d’interview ni de tête à tête ensemble, sur une lagune ou aux chandelles. Qu’autant, en somme, rompre avant de commencer.

Chroniqueur de plage ? Un métier à risques.