Cannes aime les acteurs belges

FABIENNE BRADFER

jeudi 19 avril 2012, 16:09

Le festival de Cannes a une relation spéciale avec les acteurs belges. La preuve, cette année encore, avec Matthias Schoenaerts, Emilie Dequenne, Benoît Poelvoorde et Bouli Lanners.

Cannes aime les acteurs belges

Alain Dewez

Matthias Schoenaerts sur les marches rouges de Cannes. Avec « De rouille et d’os », de Jacques Audiard, en compétition. Donc avec l’espoir de revenir avec un prix d’interprétation. C’est une première pour notre compatriote flamand qui a fait beaucoup parler de lui l’an dernier avec « Rundskop » (Tête de bœuf), nommé à l’Oscar du meilleur film étranger. On attend avec impatience de le voir monter les marches avec sa jolie partenaire Marion Cotillard. On peut déjà dire qu’ils forment un duo en or.

Emilie Dequenne sur les marches bleues de la section Un certain Regard, avec « A perdre la raison », de Joachim Lafosse. En 1999, inconnue de tous, elle donnait une claque au Festival en personnalisant Rosetta, des frères Dardenne. Ce rôle lui valut le prix d’interprétation et le film décrocha la Palme d’or. Elle était aussi à Cannes en 2010 avec « La meute », film d’horreur de Franck Richard, dans lequel jouait également Matthias Schoenaerts.

Benoît Poelvoorde pourrait bien aussi être de la partie puisque « Le grand soir », de ses potes Gustave Kervern et Benoît Delépine, est en sélection officielle, section Un certain Regard. On rêve de voir Benoît comme dans le film, c’est-à-dire en punk à chien indécrottable, crâne rasé et crête rouge sur la tête. Benoît Poelvoorde a de grands souvenirs de Cannes. En 1992 avec ses amis Remy Belvaux et André Bonzel, tous inconnus, il provoque la révolution avec « C’est arrivé près de chez vous ». Ce faux documentaire en noir et blanc lance sa carrière et relance le débat de la représentation de la violence au cinéma.

Bouli Lanners a sa place sur la Croisette également. Si l’an dernier, il y était déjà avec ses « Géants » qui ont fait un triomphe à La Quinzaine des réalisateurs, cette année, il revient dans la peau de l’acteur. On pourra le voir deux fois en sélection officielle : dans « De rouille et d’os », d’Audiard (en compétition) et dans « Le grand soir », de Kervern et Delépine (Un certain Regard).

Jérémie Renier, défroqué de la tenue de Cloclo au bénéfice de la robe d’un prêtre altermondialiste débarquant dans les bidonvilles de Buenos Aires, sera aussi à Cannes pour défendre « Elefante blanco », de l’Argentin Pablo Trapero, présenté en sélection officielle dans la section Un certain Regard. Cannes, pour Jérémie Renier, ce sont les débuts. En 1996, Jérémie a 15 ans et est la révélation de « La promesse » des frères Dardenne, projeté à La Quinzaine des réalisateurs. En 2004, il monte les marches aux côtés de Déborah François en tant que couple immature de « L’enfant », des frères Dardenne, qui recevra la Palme d’or. En 2009, fidèle à ses pères de cinéma, il tient un petit rôle, celui du père de Cyril, « le gamin au vélo », des frères Dardenne, qui reçoit le Grand prix.