Par Toutatis, « Astérix et Obélix 4 » 3D

FABIENNE BRADFER

mercredi 06 juin 2012, 10:20

Le quatrième opus des aventures d'Astérix et Obélix, 60 millions d'euros, est en postproduction. Astérix et Obélix sont au coeur de l'histoire. Selon le producteur, la comédie de Laurent Tirard est dans la tonalité de « Lagrande vadrouille ».

Par Toutatis, « Astérix et Obélix 4 » 3D

: DR

PARIS

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

God save the Queen ? Rendez-vous le 17 octobre sur les écrans avec le quatrième opus des aventures d'Astérix et Obélix. Car les Gaulois mettent le cap sur l'Angleterre, embêtant ainsi César qui désire occuper le terrain... À la barre de cette superproduction de soixante millions d'euros, Laurent Tirard, le réalisateur du Petit Nicolas, épaulé par les producteurs de ce succès (5,5 millions d'entrées).

Saint Graal pour le petit milieu du cinéma, Astérix fait fantasmer plus d'un producteur et réalisateur. Plusieurs projets étaient en lice. Après une bataille contre Luc Besson et surtout Thomas Langmann (The Artist, Astérix et Obélix aux jeux olympiques), Fidélité productions a décroché les lauriers. Par Toutatis, Astérix et Obélix au service de sa majesté sera-t-il de la trempe de la version de Chabat ? Marc Missonnier de Fidélité Productions lève le voile et confirme qu'Astérix rend fou !

Quel est le défi de cette quatrième adaptation d'Astérix ?

Redonner envie et goût de redécouvrir Astérix au cinéma car les gens ont un mauvais souvenir d'Astérix 3. Faire un reboot en se concentrant sur les fondamentaux : Obélix et Astérix. Avec l'ambition d'offrir un univers réaliste et décalé. Celui de Laurent Tirard avec son humour un peu sophistiqué mais grand public.

C'est une comédie, dans la tonalité de La grande vadrouille. Laurent amène un sens des rapports humains, une dimension comédie romantique – il y a trois personnages féminins dans l'histoire. Il y aura plein de clins d'œil. Ce sera très ludique à voir.

Depardieu est incontournable en Obélix. Qu'est-ce qui a motivé le choix d'Edouard Baer en Astérix ?

Depardieu est effectivement totalement identifié à Obélix et je ne vois pas qui d'autre pourrait le jouer. Pour Astérix, l'idée de Laurent était d'avoir un acteur drôle comme Edouard Baer qui a du second degré et un esprit vif. Uderzo, qui a vu des passages du film, l'a beaucoup aimé.

Gros budget, grosse pression. Quand Depardieu défraie la chronique pour un pipi en plein avion, cela gêne la production ?

On était un peu inquiet. Mais pas trop car on savait que la sortie du film était encore loin. L'idée d'Edouard Baer de tourner cette affaire en dérision avec un petit film fut géniale.

Quel espace est réservé aux effets spéciaux ?

Il y a plus 650 plans truqués. Le fait que le film soit en 3D rend les choses plus complexes. De plus, on a tourné dans trois pays. Et tout doit se mélanger harmonieusement à l'image.

Pourquoi Malte, la Hongrie et l'Irlande ? Raisons financières ?

Pas seulement. On a choisi Malte pour son grand bassin. On a pu y tourner les scènes avec les pirates, l'arrivée de l'armada romaine en Bretagne et la traversée de la Manche. En Hongrie, grâce aux studios à découvert, on a pu recréer Londinium (Londres) et le village gaulois. Dans la campagne, on a recréé les stades de rugby. En Irlande, on a filmé les paysages, les forêts, les plages…

Faut-il vraiment convaincre les acteurs de jouer dans Astérix ?

Non ! Surtout avec un très bon scénario. Et les acteurs adorent se déguiser.

La plus grosse part du budget part-elle dans les cachets ?

Les acteurs sont bien payés et c'est normal. Mais ce n'est pas ce qui coûte le plus cher. Astérix, c'est près de six mois de tournage dans trois pays, une infrastructure énorme, des décors coûteux, une postproduction longue, des effets spéciaux, des scènes avec 800 figurants.